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La féérie règne dans le port [PV Deidre]

 
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Auteur Message
Cyril Valtiel



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Inscrit le: 24 Jan 2015

MessagePosté le: Mer 28 Jan - 18:12 (2015)    Sujet du message: La féérie règne dans le port [PV Deidre] Répondre en citant

Citation:
[Hors RP= Désolé, c'est un peu court ^^" ]

Supporter par la cadence des vagues qui faisaient avancer le bateau. Je me retrouvais dehors en cette nuit si claire. Attentive à tout ce qui se passait sur le navire, je faisais attention que l’on ne me découvre. Que se passerait il, si les navigateurs, découvraient un passager clandestin. Je pourrais me retrouver clouer à une porte, juste en guise d’avertissement pour les autres badots qui tenteraient de faire la même chose que moi.

La terre s’approchait. Je la désirais tellement. Je voulais de nouveau poser mes petits pieds sur la terre ferme. Une consolation et une sécurité de me dire que je ne risquais pas de couler dans la noirceur de ces profondeurs océanes. Une cité, une lueur qui se dégageait de cette uniformité noirâtre attira mon regard. Le navire approchait de plus en plus. Je pouvais découvrir de mes petits yeux de fée bien curieuse, la magnificence de cette nouvelle contré. J’aimais tellement visiter de nouveau lieu. Rien que cette image me donnait envie de dessiner. Mais je me retenais, qui pourrait croire qu’une mouche pouvait peindre sur une toile maintenu par un chevalet ? Personne en effet, mais je pouvais au moins garder en mémoire cette magnifique scène qui me paraissait à la fois romantique et emplit de mélancolie.

La fraicheur de cette brise marine, qui s’infiltrait sous mon manteau de plume me fit frissonnée. Malgré que j’aie pu prendre ça pour un mauvais présage, bien au contraire, j’étais optimiste de ce que j’allais découvrir de mon œil d’exploratrice. Je me prenais limite pour une découvreuse de relique et que rien que la vision de cette cité, me donnait cette impression de cadeau que j’allais pouvoir avoir dans mes petites mains graciles. L’excitation prenant le pas, je n’attendais qu’une chose : Accoster.

Mon attente me parut une éternité, alors que mon cœur battant, le navire s’arrêtait enfin au port. J’enfourchais mon bourdon et me voici enfin sur les pavés qui recouvraient le quai. Attentive à tout ce qu’il se passait, j’étais devenu une enfant qui découvrait le monde pour la première fois. Je devais certainement avoir un air complètement ahurie. Mais ce n’était certainement pas dans mes premières pensées de me dire qu’on pouvait se moquer de moi dans de pareilles circonstances. Qu’est – ce que ça aurait pu faire de toute façon ? J’étais comme ça, franche et rêveuse, innocente et complètement à côté de ses pompes. Tiens d’ailleurs, tout le long de ma traverser je n’avais pas eu affaire à cette malchance quotidienne. Que me réservait le destin, pour rattraper ce soudain arrêt dans son travail vicieux et machiavélique ? Se pourrait il que ma malchance m’est quitté en sortant de mes terre natales ? Je commençais à y croire en tout cas, mais pour peu de temps. Volant sur mon bourdon, je slalomais entre les passants qui sortaient d’une taverne. Rien qu’à leurs démarches déséquilibrées je savais qu’ils étaient déjà ivres. Mon attention était surtout absorbée par un homme qui brandissait une bouteille. Beuglant à tout ceux qui voulait le savoir ou non qu’il était le plus fort dans le monde. Arquant un sourcil, je restais à l’observer. Surprise de son comportement en effet. Mais ce fut là qu’un grand coup du destin vint à me frapper de son poitrail. Désarçonner de ma monture, voilà que je suis projeter dans les airs et tomba comme un pauvre insecte sur la tête bleutée d’une personne. Je me relevais, chancelante un peu. La main poser sur mon crane, je voyais double. Tout ce que je trouvais à dire dans ses circonstances, ce fut :

« Mon dieu, le choc des titans… »


----------

Citation:
Deirdre commençait à se lasser de ses entrainements intensifs, pourtant c’était elle qui se les imposaient. Elle avait appris à vivre avec la mort de sa mère, mais elle avait du mal quant à celle de son père. La sang mêlée n’avait point trop le moral.
Cette dernière avait un peu de temps libre et le choisit donc de l’utiliser à se changer les idées, de visiter, puis de se fondre dans la masse afin d’observer les potentiels mercenaires.
L’ange-fée choisit donc de se rendre sur les quais. A son retour, elle pourrait éventuellement rapporter à son Commandant si elle avait trouvé quelques individus intéressants.

Elle avait fait un grand chemin en volant de ses propres ailes, avec Lossë sa chouette des neiges, qui l’avait suivi. Tout cela parce qu’elle n’aimait pas le bateau. Non pas qu’elle était malade, mais tout simplement qu’elle n’aimait pas les bateaux. Probablement à cause de ce que son père lui disait. Mais bon.
La jeune femme était arrivée éreintée sur les quais. Elle s’étonna du lieu. Un endroit de beuverie, de débauche, rempli de bourrins, d’assassins en tout genre était en soi le meilleur endroit pour un recrutement. Mais si l’ailée n’aimait pas les bateaux, elle les admirait quand même lorsqu’ils étaient à quai.

Deirdre absorbée par ses pensées, se cogna dans un homme qui brandissait une bouteille. Un homme de la même taille, un peu enveloppé, roux et boitant quelque peu mais sûrement à cause de la boisson, parlant avec un accent qu’elle ne connaissait pas. Il braillait une chose du genre que personne ne pourrait le battre. Si c’était en alcool, sûrement oui car il empestait.
Elle avait à peine fini de se « débarrasser » de lui qu’une chose vint se heurter à elle.

Aussi l’ange-fée baissa la tête et vit une petite fée.

Oh ! Pardon ! fit-elle en la prenant doucement dans sa main.

Ravie de rencontrer enfin une des miennes… Enchantée, je me nomme Deirdre. parlant en douceur de peur de l'effrayer.

La petite brunette aux reflets de feu et violet était un peu assommée. Aussi l’hybride entreprit de défroisser les ailes si délicates de cette dernière. Qu'elle était jolie. Elle était jeune aussi.
Au grand dam de Deirdre, elle ne pouvait rapetisser. A voir la petite fée, la sang mêlée se demanda comment son propre père avait fait pour finir de l'élever. Mais elle comprenait mieux pourquoi il ne lui avait jamais présentée à la reine et à son peuple. Elle se décida au décès de celui-ci de vivre à proximité du curieux peuple. Maintenant, elle faisait enfin connaissance, avec l'une d'elle.

_________________

Citation:
L’esprit embrumé, de ce choc qui se fit entre l’inconnu et moi. Je pouvais croire que j’allais passer inaperçu comme d’habitude. Mais ce fut avec beaucoup de surprise qu’une voix féminine, m’interpella avec une douceur infinie. Je m’attendais plus à avoir un type de réprimande ou encore être jeter en vieille chaussette au travers du quai…Mais non…Rien de cela en vérité. Moi, sur un nouvel appui, je relevais la tête pour enfin voir la personne qui avait été mon point d’atterrissage. Quelle ne fut ma surprise, de voir une jeune femme aux ailes d’anges, un regard doux se tournait vers moi. Et elle peiné de me voir dans cette situation ? Je ne comprenais pas en vérité. Il y avait un petit détail…une petit quelque chose qui me faisait ressentir qu’elle était l’une de mes sœurs. Et ce fut avec encore plus d’étonnement, que je l’entendis s’excuser puis me dire avec une simplicité déconcertante, qu’elle était l’une des miennes. Mon cœur me disait qu’elle me disait la vérité, mais mon âme me disait qu’il fallait d’abord me méfier. Je ne disais mot. Reprenant un peu mes esprits suite à ce choc. Je ne pouvais m’empêcher de la détailler, encore et encore. Essayant de trouver la faille de ce qui pourrait me donner comme indice d’une supercherie quelconque. Mais rien…rien ne me disait qu’elle pouvait me mentir à cet instant. Je ne connaissais pas les habitants de cette cité et j’avais appris à être sur mes gardes. De nombreux chemins houleux ont parsemé mon chemin jusqu’ici. J4avais tellement rencontrer de gens sans scrupule, qui me prenait pour plus idiote que je ne le suis. Mais que voulez vous, je ne pouvais nier l’évidence à cette instant. Un sourire s’étira sur mes lèvres. Découvrant au fur et à mesure mes dents éclatantes de blancheur et surtout d’un alignement parfait. Ma tête penchant sur le côté, je restais à la fixer d’un regard rieur et enfantin.

C’était une créature magnifique, un somptueux mélange de cette perfection angélique avec la fraicheur des fées. Elle ne m’inspirait que douceur à ce moment là.

Je ne pus que lui dire avec une certaine timidité que j’avais beaucoup de mal à dissimuler dans cette mine si sûre de moi :

« Je…je suis désolée…c’est moi, vraiment, je n’aurai cru avoir de la chance sur ce coup là aujourd’hui… »

Je me relevais sur mon perchoir de fortune. Tapotant un peu ma robe en toile d’araignée. J’avais de la chance qu’elle ne se déchire pas d’un coup par la force du contact. Remuant mes ailes, les remettants un peu en place, je vérifiais, si elles n’étaient pas froissées, mais mon interlocutrice s’en était déjà chargée à ma place.

Me grattant un peu la gorge, je continuais :

« Je suis Enora Solaris, je viens d’arriver ici, j’ai débarqué de ce bateau. »

Levant mon bras pour lui montrer le petit navire de pêcheur.

Tout ce passait très bien pour moi, la chance me souriait, enfin je le pensais, mais ce fut là que l’homme complètement ivre, se dirigea vers nous. Beuglant encore qu’il était le plus fort et limite cherchant des noises sur toutes les personnes qui pouvaient croiser son chemin. C’est de là qu’il s’arrêta devant nous. Titubant tout ce qu’il savait. Le ventre bedonnant en avant. L’œil sournois, il regardait notre duo avec étonnement, puis cette surprise, ce changea bien vite en lubricité.

« Hey, toi la pute…tu me tailles une pipe pour 1 pièce ? »

Crachant un coup, l’homme empestant l’alcool, ne me donnait qu’envie de vomir. Plissant le regard, voilà que je montais sur mes grands chevaux.

« Hey dit donc toi, ivrogne de pacotille, tu vois pas que tu déranges, on a des têtes à faire ce type de travail… »

L’homme me jeta un regard qui me fit froid dans le dos. Limite à me dévorer du regard, il répliqua après avoir lâché un ignoble bruit provenant de son pantalon.

« Toi la fée, si tu peux me lécher en même temps, ça t’éviterai de dire des conneries… »

Il riait, oui il riait de cette réplique des plus douteuses…je reculais d’un pas…me demandant si je devais utiliser déjà un sortilège de vent pour le faire voler hors de notre vue.


----------

Citation:
Enchantée Oh Enora.

L’hybride était contente ! Enfin une des siennes ! Se sentant observée sous toutes les coutures , Deirdre ne s’en préoccupa pas pour autant.
Cependant, l’air devint de plus en plus lourd. Il n’y a pas à dire, la sang mêlée ne retournerait pas de si tôt. Elle détestait cette ambiance ! Mais comment les êtres humains, voir les autres races pouvaient aimaient cela ! Mais quelle débauche ! Quelle honte ! Et dire qu’elle devait trouver des compagnons potentiels.

L’ange-fée se croyait tranquille avec l’ivrogne de tout à l’heure. Il devait aimait ça le bougre !
La jeune femme garda son sang froid puis siffla Lossë pour qu’elle vienne en vitesse.

Enora, permets moi un instant ! Mon harfang va prendre soin de toi afin que je puisse donner une bonne leçon à cet imbécile. Lossë ne te fera pas de mal. Je déteste que l’on manque de respect à une femme ! puis lui fit un clin d’œil.

Se faisant, une fois sa « sœur de race » déposée sur la chouette des neiges, puis mise en hauteur, Deirdre marcha nonchalamment vers le bonhomme.

La pute… te tailler une pipe pour 1 pièce ? J’ai bien peur d’avoir compris ! fit-elle arrivant à lui en lui ayant fait une clé.

Je crois que vous me connaissez très mal Môssieur ! Je pense que vous ne savez pas à qui vous avez à faire. Lui susurra-t-elle à l’oreille.

La fée et la chouette ne pouvaient rien manquer de ce qui se passait. Deirdre, tout d’humeur égale ne voulait pas s’en arrêter là.

L’insultée donna un grand coup de coude en plein milieu du dos de l’auteur des mots, puis lâcha sa prise. Ce qui eût pour effet que ce dernier tombe ventre à terre.
Dydy savait très bien qu’il n’en resterait pas là pour autant malgré son alcool. Aussi, elle attendit patiemment, le sourire en coin, que ce dernier se relève seul. Ce qu’il fit. Elle l’avait mis vraiment en colère. Tout juste ce qu’elle voulait. Elle le laissa courir vers elle, esquiva, et, cet imbécile se cogna à un poteau.

Le gêneur public revint vers elle vociférant :

Personne ne me résiste, encore moins une femme ! SALE PUTE !

Non mais pour qui il se prenait lui. Dommage que son Commandant n’était pas là car il aurait vu comment elle réglait ce genre de situation.
Elle se baissa, attrapa le porc par la taille, lui descendit son froc jusqu’aux chevilles. Avec une rapidité déconcertante, se plaçant derrière lui serrant le cou, et le traina.

Ne recommence jamais à incendier une femme devant moi ! Ni la Main d’Argent que je suis ! Tu aurais de graves problèmes !

Elle l’humilia encore une fois. Deirdre sortit un de ses wakizashis puis le brandit et l’obligea à marcher ainsi pantalon et slip baissé. Elle cria d’une voix forte :

Mesdames ! Voyez ce qu’un homme mérite lorsque l’on vous insulte ! Sauf si vous aimez cela ! N’ayez pas peur de vous défendre ! Cet homme n’est que fort en paroles !

Arrivés sous l’arbre où se trouvaient Enora et Lossë, Deirdre plaqua l’homme contre l’arbre, lui asséna un coup derrière l’oreille, ce qui l’endormit. Puis l’attacha à l’arbre.

Une fois fait, le harfang vint déposer la belle fée sur l’épaule de l’hybride.

Pardonne-moi pour ce contre temps ! Au moins il ne nous nuira plus dans cette position. Fit-elle en rigolant.

La jeune femme fouilla rapidement dans sa petite besace, puis tendit la moitié d’une fleur de lotus à son amie.

Partons de cet endroit maudit ! Si tu ne sais pas où aller, je te propose de te reposer chez moi si tu veux. A moins que tu ne veuilles m’accompagner. Ce serait un honneur. Je dois rejoindre le Commandant Takeya Demnor des Mercenaires d’Argent. J’en suis sa Main. Je pense qu’il ne verrait aucun inconvénient à ce que tu sois avec moi.

Deirdre voulait vraiment quitter ce taudis très rapidement, cependant, si son interlocutrice voulait rester un instant de plus, elle resterait.


_________________

Citation:
Je suis perdue. Apeurée par tant de présence mais aussi de force que cet homme qui ne tenait pas beaucoup sur ses jambes pouvaient afficher. Il me semblait si imposant, nous si petite, moi, d'autant plus, je frémissais à l'idée qu'il me broie juste entre ses mains. Imagination beaucoup trop fertile, j'en ai bien peur. Je me laissais guider dans cette vision de cauchemar, étouffante. Mes os se craquant sous cette force brute. Je fermais les yeux, m'enroulant de mes propres bras, comme pour me sentir un peu plus en sécurité. J'avais peur, oui, j'avais peur, et je ne pouvais m'empêcher de trembler sous ce cauchemar éveillé. Le gout du sang qui pourrait envahir ma bouche, l'étouffement de mes poumons qui se noieraient sous cette hémorragie naissante juste en une pression de sa part. Je tombais à genoux, pauvre loque que je pouvais devenir sous cette condition de petite chose fragile. Douleur que je pourrais ressentir s'il m'arrachait mes ailes, oui, j'avais trop d'appréhension de disparaitre de ce monde, même si ce n'était qu'un rêve imaginaire, un trouble de mon esprit qui me faisait vivre le pire. J'ai toujours été comme ça. J'ai toujours appréhendé la douleur, même si j'avais eu la chance de ne rien subir de la sorte. Une torture physique. Mais j'étais peut être sadique envers moi même, car je m'aventurai dans ce type de condition horrible dans mon subconscient. On peut croire qu'une fée est toujours joyeuse, taquine au plus haut point, mais sachez que l'angoisse que je me faisais en ce moment, me tétanisait sur place. J'étais à genoux maintenant, dans la paume de cette femme. Douceur extrême de sa voix à mon encontre. Protectrice dans ses actes, alors qu'elle me déposait sur le dos de sa chouette d'un blanc immaculé. Confort de ses plumes douces qui me réchauffaient pour me réveiller de cette torpeur que j'exécrais en ce moment. Poupée de chiffon que j'étais devenu lorsqu'elle me déposa dans ce confort de sureté, je revenais à la surface, disparaissant des ténèbres pour marcher vers la lumière. Cette lumière n'était autre que cette jeune femme aux ailes de plumes cristallines. Ma main droite prenant ancrage sur la tête de la chouette, je me hissais pour voir le nouveau spectacle qui s'offrait à mes yeux. Vague de surprise qui m'assaillait l'esprit...le cœur...lorsque je vis une image complètement improbable de cet ange bleuté. Elle, affichant toujours ce calme olympien, alors que ses actes signifiaient tellement de colère et de hargne contre cet homme. Humiliation de la gente féminine, se soldait par le ridicule de cet homme défroqué devant la foule. Rire...Rire qui en suivirent de cet acte vengeur, je restais témoin de cette peine que le malheureux pourra ressentir après sa cuvée. J'avais honte...Oui, j'avais honte pour lui. J'avais honte de ses actes, de ses paroles qui n'étaient en réalité que la frustration qu'un homme brisé. Je ne pensais plus à ses paroles qui avaient pu me salir ou encore me choquer, me mettre en colère, rageuse que j'étais. Je le comprenais en me mettant à sa place à cet instant. Comment allait il se réveiller de cette humiliation...Pas une couverture pour au moins garder le peu de dignité qu'il avait malgré tout gardé... Là je me posais beaucoup trop de question à son encontre...J'avais pitié...c'est ça, j’avais pitié. Je ne savais pas ce qu'il avait pu vivre pour devenir un être exécrable comme celui ci. Je ne savais pas son histoire qui pouvait être la plus miteuse au monde. Ce monde qui engendrait ce type d'individu, hors du temps et hors des gens. Solitude qu'il pouvait ressentir dans sa vie, peut être...la naissance d'une larme aux bords de mes yeux...j'allais exprimer la peine que cette victime de la vie allait ressentir lors de son réveil.

J'arrêtais de me focaliser sur lui, sur ses sentiments qui n'étaient peut être pas important pour les autres. Cette foule spectatrice qui se moquait du résultat et d'un combat qui était loin d'être équilibré. Une main d'argent, j'en avais entendu parler dans mes voyages. Cette réputation qui précédait ses mercenaires...Je ne pouvais penser que cette demi sœur pouvait être si démone. Avais-je peur d'elle maintenant? Non, j'étais surprise simplement. Ma nouvelle monture prit un peu son envole pour venir me déposer sur l'épaule de cette inconnu, prénommé Deirdre. Je ne savais que dire à ce moment là. Je restais un peu choquée d'avoir assister à la pendaison de la dignité de quelqu'un. C'était dur à concevoir pour moi. J'avais beau être taquine et même si je pensais à ce moment là, qu'elle ne voulait que lui donner une leçon et limite en faire un exemple devant cette population. Après tout, là elle montrait que les apparences étaient trompeuses et qu'il fallait se méfier d'autrui. Je me rassurais en me convainquant qu'elle avait bien fait, c'était une sécurité pour nous maintenant. Je ne regardais plus le pauvre misérable, je ne voulais afficher ce que je ressentais à cet instant. Du dégout de ce que j'avais pu voir, cet appendice masculin qui pendait entre ses jambes et de la pitié pour toutes les moqueries qu'il avait subi et qu'il devra subir maintenant, par ces gens, ces inconnus. Cet homme ne devenait plus une ombre, il était devenu le bouffon du roi, le bouffon de la populace.

Partons de cet endroit maudit ! Si tu ne sais pas où aller, je te propose de te reposer chez moi si tu veux. A moins que tu ne veuilles m’accompagner. Ce serait un honneur. Je dois rejoindre le Commandant Takeya Demnor des Mercenaires d’Argent. J’en suis sa Main. Je pense qu’il ne verrait aucun inconvénient à ce que tu sois avec moi.

Je la regardais, n'affichant pas de sentiment par cette question qu'elle venait de me poser. Je n'avais qu'une envie, fuir cet endroit. Retrouver le calme que j'aimais. Oublier cette scène des plus sordides à mes yeux. Oublier...oublier pour ne pas regretter d'avoir été une investigatrice de ce malheur. Oublier...Oublier pour repartir sur des choses plus joyeuses et nouvelles...J'avais tellement envie de vider ma tête de toutes ses images horribles que mon imaginations fertiles avait pu engendrer. Je voulais me laver de cette décrépitude humaine, cette psychologie dévastatrice qui me donnait la nausée. Je ne comprendrais certainement jamais ce monde, j'en ai bien peur. J'étais un peu décontenancé de toute cette scène. Moi qui étais persuadée qu'il y avait toujours du bon en chacun d'entre nous, je me fourvoyais peut être dans cette Utopie, cet idéal que mon esprit étriqué voulait espérer à grand crie. Je ne pouvais que lui répondre d'un signe de la tête positif, alors qu'un léger sourire forcé s'engageait sur mes lèvres. J'avais mal, j'avais tellement mal dans mon âme. Ma main passait rapidement sur le tracé de mes larmes que j'avais versé pour lui pour les faire disparaitre. Oublier, encore et encore, je veux oublier...Deirdre emmènes moi, loin de tout ça, que mon âme, lessivée, redeviennent l'innocence passée, avant ce que j'avais pu voir. Je prenais les choses trop à cœur, j'en ai bien peur, mais je ne peux changer pour devenir l'ombre de moi même, je veux juste rester moi, juste moi. Jusqu'au bout de mes doigts. Moi, la petite fée verte, même si mes ailes ne le sont plus.


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Citation:
Il ne fallait pas se fier aux apparences, tel était la leçon de l’ange-fée. Il ne faut pas croire que l’hybride prenait un malin plaisir à punir cet homme. Elle voulait juste donner une leçon de bonne conduite. Et après tout, il l’avait bien mérité !
Ce n’est pas parce que ces êtres sont doux et calmes, qu’ils vont rester sans ne rien faire ! Deirdre, si sa cape était sur ses épaules, elle pouvait passer entièrement inaperçue, si elle ne l’avait pas, pour son malheur, les regards se posaient juste sur elle. Ses parents, en ce moment lui manquaient plus que tout au monde. Depuis sa naissance, elle avait toujours vécut isolée. Cependant, elle n’avait jamais eut peur de la populace. De part sa nature jumelée, la jeune femme aimait se rendre utile, aider.

Sa mère lui avait apprit à se comporter comme une guerrière samouraï. C'est-à-dire, calme et froide devant les situations critiques.
Quant à son père… Ah son père ! Cette fée aux cheveux bleus ? D’une nature aimante protectrice et douce… Qui avait changé du jour au lendemain de la mort de sa femme ! Lui qui en avait toujours voulu à sa fille. Parce que des démons la cherchaient à cause de sa spécificité. Elle, la première ange-fée.
Ilweran, lui qui avait réussi à tuer tout de même le démon avec l’aide innocente de sa fille.
Pour se venger de l’enfant et du démon, le père, fou de rage, avait arraché une plume de sa femme, la trempait dans le sang de démon. Dei avait eut beau tenter de fuir, que lorsque son paternel l’avait attrapé, il la maintenait de force, arraché ses vêtements, puis blessa sa propre descendance avec ladite plume ensanglantée sur sa hanche qui saigna pendant trois jours.
Tout cela, la Main d’Argent, malgré l’amour qu’elle portait à son père, avait tout tenté pour oublier. Jusqu’au jour où ce dernier périt lui aussi des mains d’un autre démon. Il y a de cela moins d’une année humaine.

Rien ne l’avait aidé, elle finit par se forger elle-même.

Voilà pourquoi Deirdre était autant triste. Personne ne connaissait cette histoire, et personne ne l’avait vu auparavant. Jusqu’au moment où elle fit la rencontre de Sieur Demnor Takeya.
Elle se devait donc d’avertir Enora. Ce qui lui changea les idées.

Ô chère Enora ! J’en suis honorée. Veux-tu bien me pardonner de mes actes, s’il te plaît. Je… Je n’ai pas par habitude de me comporter ainsi. Fit-elle en mettant instinctivement sa main sur sa hanche.

Tout à coup, elle ressentit une grande peine, une honte grandissante. Elle n’avait pas voulu lui faire peur. Aussi, ses épaules s’affaissèrent. Tant par la déception qu’elle avait causée, que par la solitude qu’elle commençait à ressentir.

Souriant pour ne pas inquiéter sa sœur de race encore plus :

Je dois te prévenir. L’homme que je vais te présenter, le Commandant Demnor a comme compagne de route une panthère noire d’une grande taille. Quant à lui, disons que c’est autre chose. Disons que c’est… un homme à femme. En dehors du travail, il aime à se prélasser, à bien manger, malgré ses manières… Si jamais tu le trouves un peu trop déplacé fais-moi signe. Je ne suis jamais loin. Parla-t-elle en rigolant.

C’est un très bon Commandant. Même s’il aime à taquiner son Bras Droit, il sait reconnaître et apprécier les gens à leur juste valeur. Si un jour il te prend l’envie de faire une plaisanterie, je serais ravie d’être ta complice.

Le chemin était long jusqu’au campement des Mercenaires d’Argent. Ce dernier étant basé sur le territoire des humains.
L’ange-fée prit la belle Enora en douceur, la mit en sécurité puis vola un bon bout de chemin pour gagner du temps car la nuit ne tarderait pas.

Arrivées à destination, en plein milieu du campement, la mercenaire se mit à la recherche de son supérieur pour lui faire part de ses observations.

Que dirais-tu de lui faire une petite surprise ?

Voilà donc où en étaient les deux futures comparses…


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MessagePosté le: Mer 28 Jan - 18:12 (2015)    Sujet du message: Publicité

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