La Page devrait bientôt s'afficher... Merci d'attendre!

Pas envie d'attendre ? Cliquez ici !
 

Index du Forum :: Portail :: FAQ :: Rechercher
Rechercher un message Liste des membres Groupes Profil Messages Connexion/Deconnexion Inscription

Eh, Vagabond ... Si tu penses t'installer ici, où si tu veux y réfléchir, commence par aller ici ...
Une dernière larme rouge... [Shaiya]

 
Poster un nouveau sujet       etheria Index du Forum -> Archives -> Archives RP
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Cyril Valtiel



Hors ligne



Messages: 121
Inscrit le: 24 Jan 2015

MessagePosté le: Mer 28 Jan - 18:08 (2015)    Sujet du message: Une dernière larme rouge... [Shaiya] Répondre en citant

Citation:
La nuit était noire, opaque et profonde. Une sorte de gouffre de néant. Quelques étoiles seulement perçaient, et la Lune quant à elle, était masquée par un voile mortuaire. C'était une belle nuit, la plus belle nuit pour mourir. Il ne pleuvait pas. Il faisait doux, bien qu'un léger vent frais soufflait.

Il était là, accoudé à un arbre mort depuis des centaines d'années, à contempler le spectacle de cette nuit morne et triste. Une nuit comme il les aimait. C'est idiot, puisqu'au fond, il ne voyait que très rarement la Lune. Enfin, il ne voyait que très rarement aussi l'extérieur. Mais aujourd'hui était un jour particulier. Et ça, Elessar le sentait. Il était... A un tournant de sa vie. C'est pour cela qu'il avait pris un jour de repos. Pour concrétiser ce qui devait se passer. Qu'est-ce qui devait se passer? Lui-même n'en savait rien.

Mais ce jour là, il l'avait passé à le profiter pleinement. Il avait dilapidé sa fortune dans le bâtiment le plus chaud de la capitale des elfes sombres. Il avait passé l'après midi à boire en charmante compagnie, alors que venaient à lui marchands d'étoffes, de bijoux et de parfums. Et il avait systématiquement tout acheté. Il était là par ailleurs, habillé dans des habits de la plus belle étoffe, une étoffe noire cousue d'argent, la plus chère qu'on lui ait présenté. Chacun de ses doigts portait un bijou, montrant l'opulence de cet elfe.

Il ne savait pas pourquoi il avait dépensé tout cet argent. Une sorte de prémonition, une sorte de désir incontrôlable et fou. Et maintenant, il était dehors, contre toute consigne de sécurité. Lui qui devait toujours faire respecter la loi... C'était stupide.

Le Capitaine semblait attendre. Attendre le signe que le destin devait lui envoyer. Attendre ce moment où la mélodie qui résonnait dans cette tête, cette mélodie de son enfance, cesserait d'être jouée, pour une mélodie plus sombre. Il savait, que ce signe était sombre. La musique devrait suivre les évènements. Tout est réglé comme du papier à musique, après tout. Mais bientôt, c'était la note finale qui allait retentir et résonner.


----------

Citation:
Mes doigts s'égarèrent dans un petit coffret de bois sculpté, un objet rare dont le secret de l'ouverture m'était réservé. C'était un cadeau que l'on m'avait rapporté de terres lointaines et exotiques, preuve en était les deux éléphants se faisant face, sculpté en relief dans le bois, et gardant deux panneaux coulissants de la boîte. Cet objet m'était extrêmement précieux, je m'en servais pour y dissimuler les différentes drogues à même d'apaiser mon esprit, et plus particulièrement, mon opium. Hélas, mes doigts ne rencontrèrent pas la moindre trace de ces dernières... En effet, ma boîte était vide. Incrédule, je me redressai du sofa dans lequel j'étais allongée, pouvoir de mes yeux vu qu'effectivement, je me retrouvai sans ma dose... Quelle disgrâce, infâme disgrâce devrais-je dire...

Je poussai un soupir et me levai. Il me faudrait marcher longtemps pour retourner m'approvisionner en cette substance si entêtante, que j'aimai tellement. Soit. Je gagnai donc les étages de mon petit castel et troquai mes habits si élégants, oui j'en étais très fière, pour quelque chose de moins voyant et de plus... Pratique dirons-nous. Ainsi mon pagne de soie délicate se vit remplacé par un pantalon de toile, mon haut à armatures par un corset uni à une chemise blanche et ample, et ma coiffure à ornement, compliquée, se vit quant à elle changée en quelque chose de beaucoup plus simple: une longue natte, serrée, nouée par un élastique.

Par mesure de précaution, je glissai des saïs dans ma ceinture. On ne sait jamais qui nous pouvions rencontrer. Je pris aussi une toute petite dague d'argent qui me serait très utile pour inciser et non arracher les fruits des fleurs de pavot. Le glissant dans ma botte, je descendis les escaliers et gagnai les écuries, où mon cheval avait été apprêté par mes gens. Mettant les pied à l'étrier, je l'éperonnai sans attendre et partis au galop à travers les plaines.
Je louai le ciel, ou l'enfer, de m'avoir permis de vivre assez longtemps pour que les rayons solaires ne soient plus qu'une petite gène pour moi, plutôt que mortels. Cela me facilita grandement les choses, rendant mon voyage vers les terres méridionales beaucoup plus court. J'aurai pu acheter ma drogue, c'est certain. Mais je déteste ça. Quand on l'achète, on ne connaît ni sa provenance, ni sa qualité. C'est assurément désagréable d'être trompé. De ce fait, je préfère trouver ma marchandise, et la "produire" moi-même. Je songe d'ailleurs à en faire pousser un peu... Le gros problème étant la nature du sol. Le sol de mon domaine est extrêmement fertile mais j'ignore si des coquelicots pourraient y pousser. Qui ne tente rien n'a rien paraît-il.

Quoiqu'il en soit, mon voyage s'achève en bordure d'une forêt dense. De quel royaume s'agit-il? Je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est qu'à l'orée des bois s'étend un impressionnant par-terre de fleurs sauvages, parmi lesquelles je décèle sans mal le but de ma visite. Mettant pied à terre, je claquai avec douceur la croupe de ma jument, l'envoyant ainsi paître à sa convenance, tandis que moi je sortai ma dague et commençai à entailler les bulbes des fruits. Il fallait un certain temps pour que l'opium s'écoule, alors j'en profitai pour cueillir quelques fleurs sauvages et m'en faire une couronne. Persuadée que personne ne me verrait, je mis l'ornement végétal léger sur ma tête, comme une enfant, et levait les yeux au ciel pour tenter de l'apercevoir. Évidemment, c'est comme de tenter de voir son front, impossible...

Le craquement d'une branche sous le poids d'un pied attira mon attention. Le bruit venait de mon dos, je fis donc volte-face. Une silhouette se découpa dans l'ombre, encore indistincte. J'étais assise dans les fleurs, aussi, à moins que la créature eut été là depuis le début, il était peu probable qu'elle m'ait vue, les fleurs étant plus hautes que mon buste seul. Alors, je me tapis un peu plus dans la végétation, ne prenant pas le risque de me transformer à cause des repas frugaux desquels j'avais dû me contenter pendant mon voyage, et contourna la silhouette pour gagner les bois.

Le but? La surprendre, par derrière, comme les voleurs. C'est donc ainsi que l'elfe sombre, à ses oreilles pointues, se retrouva avec la lame de ma saï passée sous sa gorge et ma bouche à quelques millimètres de son oreille pointue.

"Qu'avons-nous là?... Voilà de bien beaux objets messire..."

Je parlais de ses bijoux et de sa tenue, assurément. Je ne suis pas dans le besoin, mais j'aime les belles choses, et aime en avoir la propriété. Pourquoi le menacer? Parce que les elfes noirs ne sont pas connus pour leur tolérance et que je préfère prévenir que guérir, comme dit le proverbe...


----------

Citation:
Alors qu'il contemplait le ciel morne, quelque chose hurlait dans la tête d'Elessar. Elle hurlait le danger qui était là, juste devant lui. Pourtant, Elessar faisait la sourde oreille. Tout devait se passer comme le destin l'avait décidé. Depuis quand il croyait au destin? Cela importait peu. Ce qui devait arriver arriverait. Cela ne devait pas en être autrement. Il ne fallait pas compromettre le destin. Le destin... Le destin ou la volonté d'un être, qui finalement se lassait de toute cela, pour en finir avec la vie?

Soudain, il eu la confirmation que son corps n'avait encore une fois pas eu tort. Il vit une ombre, en était-ce une?, se faufiler tel un serpent. Il l'avait vu. Il savait que le pourcentage de chances pour que cette ombre soit un allié était très mince, les elfes noirs se baladant rarement aussi loin. Ainsi, elle était la raison pour laquelle il était là, armé de seulement ses bijoux et d'une belle tunique. Oui, cet idiot n'avait rien pris d'autre. Après tout, pourquoi aurait-il été armé? Il venait sous la bannière du destin ou sous sa propre bannière camouflée. Tout allait changer, maintenant... Bientôt, le monde tel qu'il l'avait connu changerait. Et lui, Elessar, Capitaine de la Garde, attendait que cette ombre fasse son office. Elle allait probablement tenter de le prendre à revers. Du moins, c'est ce que lui aurait fait.

A peine quelques minutes après l'avoir pensé, il se retrouva avec une lame sous la gorge. Il aurait si facilement pu faire le contraire, en usant d'une image miroir ou même de son invisibilité. Mais il n'en fit rien. Non, il laissa la créature, visiblement féminine le menacer ainsi.

"Qu'avons-nous là?... Voilà de bien beaux objets messire..."

Il rit légèrement, se tournant, au détriment de sa sécurité avec la menace qu'elle imposait sur lui. L'elfe noir plongea son regard argenté dans les yeux de ce qu'il savait être un vampire. Il n'avait pas peur. Non, il avait une sorte de détermination, qui brillait dans ses yeux. Elle brillait d'ailleurs de milles feux. Il se moquait bien de mourir à ce moment précis, alors il murmura doucement à l'intention de la vampire.

-Vous avez une bien drôle de façon de parler ainsi de mon corps, vampire. Est-ce donc là une coutume de chez vous qui m'est totalement inconnue? Nous avons l'habitude chez nous, avant de parler du corps de l'autre, de se présenter. Et après de charmer un minimum...

Oui, il se foutait clairement d'elle. Un léger sourire provocateur venait de naître sur les lèvres de cet elfe complètement barge, qui regardait la vampire avec une nouvelle lueur de défi. Il n'avait pas peur. Il n'aurait plus jamais peur. Il le savait, tout au fond de lui...


Revenir en haut
Publicité








MessagePosté le: Mer 28 Jan - 18:08 (2015)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Une dernière larme rouge... [Shaiya]'); return false;">     Email this topic to a friend-->

Montrer les messages depuis:   

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    etheria Index du Forum -> Archives -> Archives RP Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

Voici les logos des Partenaires des Comptines d'Eckmül Votre logo ici ? Cliquez !
Si vous trouvez que le cadre du forum est trop petit, maintenez la touche Ctrl enfoncée puis avancez avec la molette de votre souris .
Les illustrations et textes présentés sur ce site sont ©. Ils sont exposés pour promouvoir le travail des auteurs. Tous les documents présentés sont l'exclusive propriété de leurs auteurs, éditeurs, ayant-droits et autres titulaires de droits divers. Je m'engage à retirer tout document litigieux sur simple demande de la part des personnes mentionnées ci-avant. © MC PRODUCTIONS / ARLESTON / TARQUIN / MOURIER / NIEUDAN
Cliquez ici pour voir les crédits complets.

Powered by phpBB © 2001, 2017 The phpBB Group
Themed by aallixSilver © 2002 aallix.com. (All rights reserved.) and Rebuilded by RenArt .
Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation | Contacter Webmestre Traduction par : phpBB-fr.com