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Un safari ? [libre]

 
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Auteur Message
Cyril Valtiel



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Messages: 121
Inscrit le: 24 Jan 2015

MessagePosté le: Lun 26 Jan - 23:28 (2015)    Sujet du message: Un safari ? [libre] Répondre en citant

Citation:
Ezat était attablé nonchalamment dans une taverne vulgaire de la cité démoniaque, elle n’avait rien de spécial, des usagers aux formes diverses, aux cornes variées, aux queues dorsales plus ou moins abondantes, des femmes plus ou moins vêtues, plus ou moins belles… Sur le comptoir quelques succubes dansaient courtement habillées et au déhanché ravageur qui ne manquait pas de faire saliver quelques démons accoudé au bar. Là un démon tentaculaire faisait office de barman, jonglant avec les alcools et les récipients, faisant danser les breuvages ensemble dans une brume enivrante. L’après midi battait son plein et déjà la salle était bondée, un groupe d'une diaine de personnes constitué de démon satyre, tous frêle et maigre d’esprit venait d'arriver. Sur ce dernier points Ezat’Narr les rejoignait…

Il avait atterri ici par un sombre hasard après une bataille où les os avaient craqué comme du petit bois. Bien que la foule ait emplit la cave nauséabonde où se tenait la taverne il y avait un périmètre autour de la table du crustacé géant affalé dans un coin, cela ne dérangeait pas Ezat, il avait l’habitude d’être fuit, là assis sur un banc dont les pieds étaient courbés sous le poids du mastodonte, il fixait la foule, sa tête haut perché noyée dans le nuage de fumée près du plafond, négligeant d’un air hautain les danseuses du comptoir en cherchant du regard une serveuse pour remplir son tonnelet. Le géant n’aimait rien des plaisirs de la chair, il ne pouvait les connaître et l’excitation ne lui parvenait que par l’adrénaline des combats. Par contre il appréciait les plaisirs de la boisson, faisant partit de ces clients odieux qui une fois rond comme des queues de pelles se mettaient à tout casser, frère de picole, tavernier, chaises et autres mobiliers. Il était donc peu apprécié des aubergistes, mais ce qui sauvait Ezat c’est qu’avant de réduire une auberge en cendre il pouvait avaler les réserves de toute l’auberge, ce qui pour le patron de l’auberge représentait évidemment de bons bénéfices.

Ce soir là il avait décidé de rester raisonnable, le lendemain une lourde mission l’attendait et même avec son petit intellect il savait qu’il valait mieux la faire sans gueule de bois, aussi s’était il promis d’arrêter au quatrième tonnelet. Pour l’instant il n’en avait bu qu’un, lentement, laissant la vinasse amère lui glisser le long du gosier par petite gorgée quasi continue. Notre crustacé n’aimait pas sortir ses mains rachitiques, il les savait faible et peu fiable, mais surtout extrêmement douloureuse à l’usage, c’est pourquoi il demandait à chaque fois une paille et de par sa carrure on lui refusait rarement. Celle-ci pendait par-dessus le tonnelet vide en attente d’un nouvel usage qui n’aurait sut tarder. Une serveuse arriva enfin, elle était incroyablement petite aux yeux d’Ezat, si fragile, un revers suffirait à la démembrer et la jeune satyre en semblait consciente, elle tremblait tout du long de ses minuscules sabots, à sa chevelure de jais, passant par la cambrure de ses reins et le relief de ses seins. Elle n’était que tremblement et sa voix cristalline chevrotait elle aussi. Comique. Comique mais agaçant… Ezat eut un soupir énervé, ce qui ressembler à un vent tempétueux, la serveuse ne manqua pas de sursauter et s’empressa de fuir le crustacé une fois sa commande prise.

Alors que la boisson fut maladroitement posée sur la table le soldat repensa à son nouvel ordre de mission. Il paraissait, selon le sergent, que l’ordre venait cette fois de très haut et que s’il tenait à sa vie le gargantuesque crustacé n’avait pas le droit à l’erreur. Ce genre de menace n’impressionnait guère notre ami qui pensait pouvoir tout régler avec ses poings protubérants, il ignorait tout des complots et des tracasseries politiques, pour lui les conflits se réglaient face à face, d’homme à homme ou plutôt de chose à créature… Malgré ses quatre cents ans pesant sur ses épaules massive il conservait une certaine naïveté, de celle qui s’accroche aux idiots et sa stature lui évitait le plus souvent les trahisons. Ezat était habitué à une certaine forme de respect craintif, même de la part de ses supérieurs, en son fort intérieur il se savait différent, sa stupidité accroissant ce sentiment de supériorité. Toujours selon le sergent sa mission consistait à faire du crâne d’un officier frontalier de la tambouille façon pot pour bébé. Il se disait que cet officier traitait avec les anges pour les laisser passer à la frontière non loin de son poste de vigie. Ça Ezat l’avait comprit, depuis toujours il partageait cette philosophie du « si t’as un furoncle au cul, c’est pas en t’saignant le pied qu’tu guériras ». Pour lui une telle devise résumait sa façon de penser, il la répétait à qui voulait l’entendre dans son régiment. C’est pourquoi il aimait être employé dans des missions franches et directes, loin des plans politiques et tortueux de la Forteresse Sombre. L’homme qui était sa cible malheureuse se trouvait aux nord ouest des territoires démoniaques, presque à l’angle de la chaîne montagneuse, non loin de la forêt des elfes qu’ils soient sombres ou bouffeur de carottes. Une fois sa choppe vidée comme il se devait l’avant bras du soldat s’ouvrit négligemment, une main ridicule et décharnée sortie de l’obscurité de cette grotte biologique, accompagnée d’une odeur affreusement pestilentielle, elle tenait au cœur de sa paume osseuse une bourse qui lui pesait sombrement et tintinnabulait lorsque la main se dépliait avec lenteur. C’était l’argent d’Ezat, il avait pour habitude de la garder là, car il ne possédait ni poche ni sac et sa carapace lisse n’avait aucun emplacement pour l’or et l’argent de ses pièces fondues. La main de la bête possédait cette odeur elle aussi, repoussante et irritante, presque corrosive de l’intérieur du corps du géant. Il posa d’un geste habitué la bourse épaisse sur la table, défit le cordon noir de saleté et sortit de quoi payer ses boissons. Puis d’un pas lourd, les bras ballants, il quitta l’auberge, fendant la foule inquiète de ses larges pattes.

Dehors les nuages cachaient la lune grêlée de mystère, la luminosité était faible et il régnait une odeur de cadavre frais. Ses yeux semblables à ceux d’un crabe sortirent de leurs orbites, se issant discrètement sur de frêles antennes et tressautèrent dans toutes les directions à la recherche d’une chose inhabituelle. Les paillettes de ses yeux lui permettaient une vision quasi parfaite dans l’obscurité et il n’eut aucun mal à trouver l’origine de l’odeur macabre. Il s’agissait d’une créature d’apparence quasi humaine bien que possédant trois yeux et n’ayant pas de nez, la cage thoracique de la créature était totalement enfoncée, explosée par un projectile imposant dont il n’y avait nulle trace. Ezat’Narr le regarda un instant, son statut de soldat aurait voulu qu’il prévienne la garde, mais après tout cet homme l’avait cherché… Il avait marché là où il ne fallait pas et avait prononcé des mots désagréables. Cependant le crustacé n’avait eut que peu de plaisir à offrir sa justice calme et morbide. C’est pourquoi il laisserait le soin à un autre passant d’annoncer la mort de ce démon déjà couvert de mouche, après tout, on voyait rarement le coupable se livrer pour son forfait. Sans aucun remord notre géant prit le chemin de sa caserne pour y retrouver sa couche froide et inconfortable.

Le lendemain
Le soldat Ezat’Narr ne fut pas l’un des premiers à se lever dans la caserne, habitué aux nuits courtes en mission il prenait toujours un long temps de repos avant de débuter celle-ci. C’est pourquoi c’est en début d’après midi qu’il avait enfin ouvert l’œil. De même par habitude il ne prenait pas de repas avant de sortir de la ville, la faim attisant ses instincts de prédateur et de survie. Sortant de sa cellule de nuit rapidement du fait qu’il n’ait besoin ni d’habit, ni de préparation particulière il se glissa sans discrétion dans la foule au sortir de la caserne. Dans la foule il était toujours plus grand que la moyenne, plus imposant aussi et il ne faisait aucun effort pour se faufiler sans heurt, provoquant sans tarder la grogne des passant. Il regarda un instant le ciel, il y avait toujours cette chape nuageuse inquiétante, peut être même qu’il pleuvrait aujourd’hui, il était difficile de le prévoir tant la voûte céleste était habituellement lourde au dessus de la Cité. Avant de partir notre militaire barbare avait prit son ordre de mission auprès de l’officier en charge à la caserne, il avait caché sans mal le papier au coté de sa bourse, à l’abri de sa cuirasse. Son supérieur en avait profité pour lui donner quelques ordres brefs sur son itinéraire. En effet même pour Ezat’Narr, fin destructeur de la faune démoniaque il était extrêmement dangereux de sortir seul de la cité, aussi devait il se joindre à une caravane pour minimisé les risques. Son supérieur, connaissant son tempérament de brut stupide, lui avait clairement expliqué que les membres de cette caravane étaient très éclectiques et que tous avaient leur passe-droit pour sortir du territoire démoniaque, il ne devrait pas donc les abattre à vue, malgré leur nature multi raciale. Il avait certes grommelé face à une telle nouvelle, mais s’était plié aux ordres, tant qu’il pouvait sortir de cette cité… Ezat détestait la vie citadine, l’enfermement dans une enceinte de pierre, presque claustrophobe il préférait les grandes étendues, même hostiles, arides, glacées ou désertes. Il n’était pas gêné par la solitude, encore moins par le danger, mais avait horreur d’un trop plein de civilisation.

Il marchait donc, se rendant vers une sortie située au nord de la ville. Lorsqu’il y parvint il se mit enfin à pleuvoir, il vit les caravaniers s’affairer en fourmis humanoïdes autour d’un parvis de pierre et de bois. Il y avait plusieurs chariots ainsi qu’une écurie temporaire. Pas un cheval à l’horizon cependant, seul des bêtes résistantes, cuirassées et imposantes, pouvant survivre sans halte à une traversée des terres sombres. Il y avait là des elfes sombres, qui dissimulaient leur nature par des capuchons d’un vert sale et discret, cependant leur odeur les trahissait et cela Ezat ne manquait jamais de le remarquer, une délégation d’officiels apparemment, ils n’avaient pas l’air de simple roturier. Ils dégageaient une sorte d’aura, une impression menaçante de leur groupe, qui bien que très discret semblait tel une lame de rasoir prêt à ciseler la chair de leurs ennemis. Il y avait aussi des représentants d’autres races, mais en groupe plus marginal, seul ou à deux. Il n’y avait heureusement ni homme ni ange dans les environs. Les caravaniers quant à eux avaient une apparence toute banale, semblant de faibles humains prêt à se faire dévorer, mais ils étaient en réalité redoutables, pouvant bondir et se transformer en un instant en une bête mi-loup, mi-chauve-souris, aussi à l’aise en vol qu’à terre, aux crocs acérés et aux babines retroussées. Il régnait une tension naturelle sur le camp de la caravane, naturelle car n’importe qui serait tendu avant une petite balade dans la campagne mortelle, hostile et escarpée des démons. Ezat sentit l’adrénaline commencer à couler dans ses veines.

Ne demandant rien à personne il s’isola près de l’écurie et croisa maladroitement ses masses en attendant que le maître caravanier aux prises avec un passant se libère. Là où il se trouvait il régnait une forte odeur d’excrément et d’urine, et la paille qui jonchait le sol de manière éparse incitait plus au dégoût qu’à une sieste confortable. Les languettes élastiques couvrant la bouche du crustacé frémirent d’énervement quand il vit que la discussion allait en dégénérant. Ezat ne connaissait q’une manière de résoudre cela, il s’approcha rapidement, balançant d’un air menaçant ses bras dans le vide. De ses deux bras il écarta les deux hommes sur le point d’en venir aux mains ou plutôt aux griffes. Le caravanier et l’homme l’insultèrent tout en lui expliquant la situation, gardant un calme menaçant Ezat tenta de comprendre au mieux les vociférations des deux hommes. Avant même qu’ils n’entendent les deux versions il avait choisit de défendre le caravanier qui détenait le bon déroulement de sa mission entre ses mains. Aussi après avoir entendu les deux hommes et après avoir comprit que le second tenait à rentrer dans la caravane du premier en jurant avoir payé alors que le caravanier le niait Ezat fit un rapide calcul. Si l’homme tenait à rentrer dans la caravane c’est qu’il n’en faisait pas encore parti. Si il n’en faisait pas parti il pouvait le tuer, si il pouvait le tuer, il le ferait. Au moins avec sa logique le problème serait vite réglé. Sans prévenir la masse droite du crustacé partie dans un revers dévastateur vers le visage de l’homme. Celui-ci ne put éviter et se prit le bras de plein fouet. Il y eut un craquement sinistre et l’homme alla s’écraser sur un chariot, mortellement touché. Problème réglé. Le silence se fit, personne n’avait raté la scène, au moins ils connaîtraient la nature d’Ezat, pas vraiment du style peluche. Sans un mot de plus Ezat sortit son ordre de mission et le donna au caravanier qui acquiesça, livide. Puis il se détourna en attendant le départ de la caravane et alla s’isoler non loin de là. Alors qu’il pensait pouvoir goûter à un avant goût de solitude, perdu dans l’ombre d’un des murs d’enceinte de la ville quelqu’un vint l’accoster.


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Citation:
Emerald ne savait pas spécialement pourquoi elle avait attérit ici, en terres démoniaques. Elle s'était surement encore perdue dans ses pensées et ne s'était pas rendu compte ou elle allait exactement. C'était chez elle, parfois, un gros défaut, du moins pour cette fois, car la plupart du temps elle en profitait pour admirer la vue et découvrir le territoire, mais cette fois-ci, ce n'était pas comme-ci elle pouvait admirer le paysage... Pour ce qu'il en restait.. Car même cette caravane avait l'air ignoble.. Sans parler de l'odeur qui dégageait des allentours.. Si étouffante ! S'en était si atroce que la femme se remonta un bout de tissus sur le nez, recouvrant aussi sa bouche, sa cape par-dessus sa tête. Elle ne voulait pas spécialement se faire remarquer.. Sa couleur de cheveux l'aurait sans doute trahit a sa nature et on aurait crue que ca aurait été une elfe.. Les démons étaient parfois si bête.. Mis a part un peut-être.. Ses joues devint soudainement rouges sous le petit bout de tissus sombre, cachant sa gêne, même s'il n'y avait personne a proximité ! Peut-être par réflexe.. Certes ! Elle tira la capuche sur ses yeux pour cacher sa fatigue et rejoingnit la cravane en espérant ne trouver aucun problème, car son état lui aurait sans doute empêcher de se battre convenablement. Le lycan bailla subtilement, puis s'approcha du caravanier avant de voir passer, par-dessus sa tête, un homme ma foie.. Qui n'aurait sans doute jamais été capable de voler, s'arrêter sur une autre caravane dans un bruit sourd et sec. S'en était fini pour lui ! Mais elle se demandait bien pourquoi cet énergument avait passé par la voie des airs.. Jusqu'a ce que son regard tombe sur le.. Hmm... La... Non... Bref cette chose, grosse, pestilentiel et apparament plus stupide qu'intelligent. La femme poussa un profond soupire, désespérée, elle aurait apprécier ne pas à faire ce voyage avec cette chose.. Car elle se doutait que cela allait bel et bien arrivé !

La jeune femme s'approcha donc de l'homme et lui jetta quelques pièces avant de lui expliquer qu'elle ne ferait surement que la moitier du voyage. Elle ne rajouta rien de plus et ne dit encore moins son nom ni sa nature.. Peu leur importaient a ces gens, mis a part l'argent ! Mais, tout de même, elle se disait qu'elle aurait au moins put montrer son visage.. Peut-être aurait-elle eu un rabais ! Un petit sourire étira ses lèvres a cette idée, retroussant le tissus noir de sur sa bouche. L'odeur était plus faible, mais elle pouvait parfaitement discerner de qui elle provenait.. De la chose qui avait envoyer valser ce qui a faillit la ramasser plus tôt ! Oui beau retour en arrière.. Mais elle ne connaissait pas son nom et ne voulait pas le lui demander et connaissait non plus, pas ce qu'il était et ne voulait, encore moins pas lui demander ! Haa que cela facilitait les choses ! Mais il fallait tout de même qu'elle fasse un bon bout du voyage avec lui.. Et il fallait mieux, pour l'instant, qu'il ne la déteste pas trop.. Comme elle était trop épuisée pour lutter.. Mais une fois reposer, peut-être pourrait-elle enfin lui dire qu'il empèstait la charogne et qu'il était aussi laid que.. Haa non elle ne trouvait rien pour le comparer.. Emerald s'étira de tout son long en tentant de s'approcher de lui. Tenter, car l'odeur lui était inssuportable et s'approcher, parce que.. Une raison qu'elle ne trouvait pas maintenant.. Mais cela allait sans doute venir !

- Hmm..

Elle ne trouvait rien de mieux a dire, elle ne voulait pas le saluer, ne pas connaitre son nom, ni sa destination et encore moins pourquoi il puait tellement... En gros, elle ne voulait rien savoir de lui, ni comment s'appellait ses muscles, pour l'instant ! Alors elle n'avait put que commencer une phrase sans mot.. D'une orthographe impressionnante.. Le lycan prit donc l'initiative de s'accoter contre un arbre en face de ce qu'il était et remonta sa jambe pour appuyer son pied contre le tronc. Elle avait l'impression d'être tellement affaiblie par la fatigue.. Et dormir dans ses environs lui paraissait peut-être un peu ardue... Alors elle saccrifirait son nez pour le bien de sa fatigue ! Oui ca paraissait un échange équitable.. Le lycan prit alors une seconde pour le détailler de plus près.. Il semblait évident que son seul atout était sa carrure.. Car c'était a peine si elle ne faisait pas un torticolie pour le regarder dans les yeux, plongeant ses yeux topazes dans les orbites du monstre. Étrange créature se disait-elle.. Oui très étrange ! Mais il fallait qu'elle s'habitue.. Du moins pour le voyage ! Car il serait surement long.. Très long !


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Citation:
La cité noire des démons...Silhouette aux allures de cathédrale granitique et obscure, imposante structure dominant la campagne désolée, lugubre édifice résonnant d'une agitation contenue...Fichue ville en réalité! C'était la deuxième fois dans sa vie qu'il y venait, et cet espèce de coupe-gorge géant était encore pire que dans ses souvenirs.
Sur une des marches qui permettaient de monter sur le toit de sa petite roulotte par la trappe cise en plein milieu, la plus grande partie du corps émergeant du toit, une main sur les rènes de son bogo et une autre posée sur l'arbalète lourde fixé juste devant lui, sur un système de pivot scellé dans le toit renforcé, et dont la présence le rassurait à l'instar de l'encastrement dans sa roulotte, Altior Turnam, marchand itinérant spécialisé dans les objets...bizarre, jetait des coups d'oeil régulièrement à droite, à gauche, devant et dèrrière. Il n'était pas rassuré, et l'on pouvait en attribuer la raison sans se tromper à inquiétante présence de cette ville et de ses habitants.

Pourquoi diantre y être retourné, alors? Les affaires...En vérité, si la dernière acquisition qu'il avait réussit à faire içi même n'avait pas été aussi juteuse (là, il toucha affectueusement l'anneau d'argent à son index droit et eu un petit sourire) il ne serait sans doute pas revenu dans une telle contrée. Mais il avait été mit sur une piste très prometteuse, et l'espoir d'une découverte à l'égal de sa précédente lui avait donné un élan de témérité. Il avait put sans trop de heurts entrer dans le territoire démoniaque et s'était joint à une caravane pour aller jusqu'à la cité noire. Une fois à la capitale démoniaque, les choses s'étaient compliqués. En parallèle à ses recherches sur les triangles de l'inversion, il avait eu du mal à ne pas se faire détrousser. L'arbalète lourde était sans doute pour beaucoup dans la conservation de sa roulotte, et la chance aussi. Cependant, ses recherches peu à peu n'avaient pas débouchées sur grand chose malgré tout ses efforts, il avait fini par arriver dans un cul-de-sac et perdre la trace de cet objet. soit il avait été détruit, soit les deux livres le citant avaient mentis (ce n'était pas impossible, mais il en doutait), soit un autre était passé avant lui ou l'objet avait été déplacé/transféré d'une autre façon. En tout cas, le moellon de pierre délogé dans la cave de la maison où ses pas l'avait mené et qui aurait du servir de cache à l'objet était resté sans réponse face à ses questions muettes. Pire, alors qu'Altior s'en allait, il avait été aperçut, certes indistinctement, par un habitant de cette même maison, et s'était enfuit dans la nuit, en sautant d'une fenètre, manqué de peu par une pique de fer. La cité noire, la nuit, est un lieu très peu sur, et quelque vil engeance de la fange démoniaque, attiré par le bruit, avait réussi à le repérer et à le poursuivre, voler un voleur étant une activité pouvant se révéler fortement lucrative, et les voleurs n'étant généralement pas les plus coriaces des activistes de l'ombre chez les démons. Traqué par des poursuivants plus rapides que ce que son un mètre vingt lui permettait, il avait fait usage de son anneau, et fort heureusement, la boule de feu liquide et sifflante percutant l'un des démons et l'incertitude de la possibilité d'une meurtrière récidive sur ses congénères avaient largement tempérées l'ardeur vénale les motivant, et avait permit à Altior, après quelques sueurs froides supplémentaires en manquant d'être repéré par une patrouille de la garde (qui n'est pas forcément connue pour suivre la doctrine "innocents, vous n'avez rien à craindre de nous"), de rejoindre sa caravane.

A présent, ayant noté le fruit de ses recherches sur son carnet, le marchand faisait mentalement le point sur la situation. son séjour en terre démoniaque, sans être désastreux, avait été beaucoup de danger pour pas grand chose. Il s'était fait un petit pécule en vendant un peu de medecine à quelques démons (avec méfiance réciproque), mais ça en couvrait même pas les frais du voyage, et le bilan était sans doute globalement négatif, quoiqu'en repassant par les terres elfiques pour prendre un navire jusqu'à Siliria il avait bon espoir de diversifier son bagage de beaumes et de potions, et que son accroissement d'expèrience en matière de survie, de localisation et de recherches dans la cité noire lui serait utile si jamais il y revenait, ce dont il se disait qu'il lui faudrait une bien bonne raison pour retenter l'expérience.

Il était là, alors que la caravane approchait de l'heure de son départ, il observait les environs, alors que des bruits de disputes se faisait entendre entre un des responsables de la caravane et une autre personne. Il n'y préta pas trop attention et continua examiner son champ de vision. Lui qui pouvait facilement passer pour un démon (de fait, on ne voyait pas trop à quelle autre race il aurait put appartenir), il voyait que pas mal de représentants d'autres races semblaient rôder içi. Il ne pouvait pas trop distinguer la proportion, étant donné que les démons humanoïdes étaient, suivant la logiques, quasiment les seuls démons marchands qui allaient dans d'autres contrées. Mais tout de même, là ça en faisait trop, sans compter les différences de démarches, de comportement. Certes, tout le monde était un peu à cran à cause de la traversée assez dangeureuse, mais un observateur attentif pouvait estimer discerner qui ne se sentait aps vraiment chez eux. Et même si la marge d'erreur était bonne, ça en faisait un bon paquet. Son visage pour le moins atypique ne put retenir un sourire en ayant une pensée sur les marchands d'autres races de cette caravane. Parmis les plus coriaces de leur profession, sans doute, un peu comme lui en quelque sorte...

A ce moment, un bruit des plus écoeurants se fit entendre, lui faisant courir un frisson sur la nuque. Il en compris de suite le sens, et braqua son visage en direction de la provenance, là où la dispute avait lieu tantôt. Un démon impressionant, même parmi les critères démoniaques, avait réglé de manière expéditive le conflit et avait tranché en faveur du caravanier. Un soldat, peut-être? En le voyant donner un morceau de papier en guise de payement, Altior en conclut que c'était soit un garde, soit une personne importante. Mais ses...manières peu subtiles aiguillonaient plutôt en faveur du premier choix. Il suivi la créature des yeux, préférant ne pas s'attarder sur la vue de l'infortuné cadavre, une petite mimique de dégout sur les lèvres devant la scène qui s'était déroulée. c'était ainsi que vivaient les démons, et honnètement il préfèrait les us et coutumes humaines. La créature se mit légèrement à l'écart de la caravane, à coté du rempart. Altior et sa roulotte était justement de ce coté là, et le regarda d'un air curieux, toujours un peu marqué par la dèrnière scène. Alors qu'il l'examinait, une jeune femme, à la race non déterminée, s'en approcha, sans doute mut par la même curiosité, et signala sa présence à la monstruosité chitineuse. Altior, intéréssé, suivait la scène à plusieurs mètres de là, du haut de sa petite roulotte.


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Citation:
Ezat’Narr était toujours lourdement avachit contre la muraille, sous le voile ombragé et indolent de celle-ci. Son regard emprunt de galaxies et d’étoiles était à moitié absent, fixant la caravane dans son ensemble sans point précis tout en gardant la vigilance du soldat quand à son entourage proche. Il remarqua distraitement que l’on évacuait le corps désarticulé du malchanceux qui avait rencontré le soldat. Son corps serait sans doute amené jusqu’aux écuries pour nourrir un bétail quelques peu vorace tandis qu’on réparait déjà les dégâts d’Ezat et tout le monde se gardait bien de venir lui faire une remarque quelconque. Le soldat se satisfaisait de ce respect craintif qu’il savait autant dû à son rang qu’à sa carrure, tout compte fait sûrement plus dû à sa carrure. Tout comme il satisfaisait de cette solitude à l’ombre des pierres granitiques. Ezat était comme ça, se satisfaisant de bien peu, mais pouvant être très vite contrarié lorsque ses petits plaisirs étaient mis à mal. Et c’était exactement ce qu’il venait de se passer, une femelle s’était positionnée non loin de lui, adossé comme lui, mais à un arbre et dans la cohue ambiante venait de l’interpeller avec un vocable primaire. Normalement, n’importe quel être n’aurait put entendre un bruit si infime, mais l’ouïe d’Ezat bien particulière lui permettait même dans le brouhaha des préparatifs du voyage de diviser les sons et de les isoler, entendant aussi bien les pas d’un homme non loin que le reniflement d’un bogo attelé à une carriole. Ainsi il fut amener à porter une plus grande attention à ce qui l’entourait, son regard se porta sur l’inconnue et son odorat, lui aussi particulier lui indiqua avec une marge d’erreur assez faible la nature de l’être. L’odeur de canidé de la femme était indéniable, imperceptible pour le commun des humanoïdes, mais presque évident pour Ezat, il lui attribua donc sans aucun doute la nature de lycanthrope. Elle était donc à ne pas sous estimer, les Lycans faisaient partis des adversaires qu’Ezat appréciait le plus, il n’était pas fourbe comme les Sombres, lâche comme les Hommes ou ne possédaient pas d’ailes comme les Anges. Ils se contentaient de combattre pour la plupart comme Ezat de chose à créature en face à face, ce que le soldat appréciait, cela lui ôtait nombre de tracasserie, la traîtrise, les pièges et autres fourberies habituelles.

Mais passons cette affinité belliqueuse, sur l’instant la demoiselle venait de le déranger, l’irritant, de plus elle semblait franchement dérangé par sa présence, Ezat qui n’était pas habitué à bouger pour le confort d’autrui ne comprenait pas pourquoi elle restait là. Un long silence précéda la réponse du monstre chitineux. Ce n’était pas pour créer le malaise, en réalité le crustacé réfléchissait à la manière correcte de formuler une phrase, il détestait parler, il n’y était pas habitué et était persuadé qu’il n’y arriverait jamais, en quatre cents ans de vie il avait dut prononcer moins de mot qu’un homme en la moitié de sa vie. Puis enfin, ses branchies buccales se mirent à frémir, une voix profonde, légèrement saccadée, comme si l’articulation était pénible et quelques mots lui échappèrent. À l'entendre il n'aimait vraiment pas les personnes qui n'osait pas, ce qu'était à première vue la petite louve.

« Que cherches-tu… Petite ? »

Dans sa bouche le « petite » était presque insultant, provocateur, le ton était monotone ne trahissant aucune émotion, renforçant de plus belle l’aspect marbré de statue du Démon. Il faut bien décortiquer la phrase de cet être primaire, pour lui, au vocabulaire très limité, les mots avaient chacun un sens particulier, qui à défaut de pouvoir le formuler autrement par manque de savoir se contentait de ces quatre mots. Par « que cherches tu » il entendait « Très chère demoiselle, me cherchez vous noises ? Si tel est le cas c’est avec un plaisir non dissimulé que je vous ferais passer de vie à trépas… » et le « petite » était comme dit plus tôt une véritable insulte, car pour Ezat la taille comptait toujours… Il connaissait bien sûr d’autres jurons, c’était d’ailleurs un des rares vocabulaires qu’il maîtrisait, mais plaçait « petite » en haut de sa pyramide, au dessus des habituels « fils de p*t* », « s*l* *lf* » ou autre… En disant cela il s’était redressé, faisant face du haut de ses trois mètres de chitine musculeuse à la femelle. En quelque sorte il testait son interlocutrice, pour voir si elle avait les tripes de lui tenir tête, si elle méritait une plus ample considération, rien n’était moins sûr… Mais il ne put avoir de conflit, le maître caravanier souffla soudainement dans une corne de brume, réquisitionnant l’attention de ses clients et/ou compagnons. On voyait que c’était un homme habitué à l’autorité, il suait la sévérité et avait un port presque militaire, un on ne sait quoi dans le maintient qui appelait au l’écoute d’autrui. Aussi cela plus le bruit assourdissant firent leur petit effet et tous se tournèrent vers lui, même les bêtes se turent un instant. Il prit alors la parole:

« Mesdames, messires, la caravane va se mettre en marche, rejoignez vos montures ou vos caravanes, les retardataires ne seront ni attendus, ni remboursés. Merci de votre attention. »

Le ton avait été un subtile mélange de politesse et d’ordre à peine dissimulés, prononcés d’une voix sifflante et terriblement aiguë, comme l'ultrason d’une chauve-sourie d’une taille affolante. Et sur ces simples mots tout le monde se mit en marche, les caravaniers prirent les devant leurs montures rapidement prêtes à partir, ils commencèrent alors à franchir les portes immenses de la cité démoniaque, les plus rapides à leur suite. Tout les trois chariots deux cavaliers encadraient la caravanes, des guerriers, les protecteurs et les garants de la sécurité du convois. Ezat quand à lui restait derrière, toujours devant la porte, comptant partir à l’arrière du convois, gardant un œil sur la Lycanthrope pour savoir ce qu’elle ferait, sans savoir qu’un troisième protagoniste les avaient vu, un certain marchand de taille réduite et à la pilosité développée.


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Emerald avait rester longtemps à l'étudier du coin de l'oeil, plonger dans l'ombre de sa cape, pensive, mais surtout, curieuse.. Curieuse de connaitre la nature de la venue d'un énorme mastodonte pestilantiel sur ces terres.. Quoi que.. Vu d'un différent angle, il était vrai que c'était encore plus rare de voir un lycan à la chevelure verte sur le territoire des démons.. La louve abandonna donc cette idée pour une autre.. Penchant plutôt vers le Ou allait-il pour prendre la même caravane qu'elle ? Elle se doutait bien qu'il ne partait surement pas prendre le thé avec un haut placer de la noblesse, mais quand même.. Pourquoi une chose de cette taille partait seule jusqu'au bout du monde.. Même pour cet être surement pas doté d'autre chose que ses bras, sans intelligence, malice, ou débrouillardise.. Il n'y arriverait surement pas.. Du moins, pas sans laisser quelques.. Membres tient ! Non décidemment.. Il devait surement cacher quelque chose d'autre pour qu'il prenne une si dangereuse décision.. Car même si ces caravanes semblaient cacher beaucoup plus que quelques armes, il était dangereux de partir seul avec elles. Même elle ne préfèrait même pas y penser.. La fatigue l'emportait et elle savait qu'elle ne pourrait pas marcher longtemps et c'était d'ailleur pour cette raison qu'elle s'était payer une place dans une caravane, qui comme par pur hasard se retrouvait à être la dernière.. La forcant donc à marcher avec ce qu'elle trouvait bien de nommer la chose ! Oui.. Car il n'y avait pas mieux définitif que ce mot..

La louve, comme prévue, avait quitter son arbre confortable pour se mettre en marche, encourager, ou plutôt obliger par la voix infectement aigu de l'homme qui la possèdait et qui, comme souligner précédemment, obligeait tout le monde à se mettre en marche.. Et par tout le monde, il y incluait aussi elle et la chose.. Donc elle se redressa de toute sa hauteur.. Qui se retrouvait encore plus petite que lui.. Mais quand même.. C'était déjà un beau gros cinq centimètre de plus de hauteur ! Et c'était déjè bien devant cette montagne de muscles ! Emerald posait un pied devant l'autre, aucunement motiver, la tête vers le ciel, aveugler par les rayons de soleil percant les nuages.. Elle se repassait encore la phrase qu'avait prononcer la chose à son égard... Une phrase ne portant définitivement aucun sens.. Une phrase jetter comme cela, bien que ces mots lui avait prit un tel effort surhumain pour les prononcer.. Il avait évidemment tout dans les muscles et rien dans la tête.. Ou bien, il y avait une autre raison.. Du genre, il s'était réveiller avec un saleté mal de gorge ! Ce qui l'empêchait de faire de belles phrases comportant des mots qu'elle ne comprenait pas.. Du genre aristocrate, mathématiquement parlant ou encore biomasse ou elle ne savait quoi.. Bref elle ne savait pas trop quels mots, mais elle saurait surement les repèrer si elle les entendaient.. Surement oui !

Que cherches-tu petite... Oui.. Une belle phrase pleine de sens.. Qu'elle étudiait toujours en fait, tentant de comprendre, bien qu'il lui était totallement introuvable.. Peut-être si elle le connaissait elle trouverait ce petit indice qui manquait, mais la, elle ne le connaissait totallement pas.. Mise à part la force qu'il possèdait et son si petit dictionnaire en matière de mots. Un jour, elle trouverait surement le sens à cette phrase.. Mais pour l'instant, elle tentait surtout de rester debout encore un petit moment.. Marcher lui faisait du bien et elle avait du mal à se cacher dans une caravane.. Elle qui ne supportait pas ne rien voir de ce qui se passait autour d'elle.. Car c'était surtout pour lui éviter de se faire tuer, du coup que quelque chose tombe sur la caravane et qu'elle se trouve à l'intérieur par un heureux hasard ! Car elle se disait bien qu'une caravane ne volait pas et ne pouvait pas spécialement tout esquiver.. C'était évident ! Emerald poussa un petit soupire face à cette pensée.. Si elle pouvait dormir debout, tout serait plus simple ! Ses yeux clignèrent péniblement, comme-ci cela lui semblait tellement difficile, même d'y penser, puis tout bas, lacha comme-ci elle venait de comprendre l'insulte de l'énorme masse à côté d'elle.

- Me traite pas de petite..

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Citation:
Altior observa le démon à forte stature se redresser. Il n’était pas si loin, et le marchand ne put réprimer un frisson en pensant qu’il pourrait facilement, en quelques enjambées à peine, arriver jusqu’à lui et lui donner le même sort qu’à l’infortuné écrabouillé. Il vit que la jeune femme ne broncha pas, mais fut interrompu dans ses réflexions par la voie sifflante du chef de la caravane. Altior descendit les marches de sa roulotte, rangea certaines choses et en fixa d’autres, pour éviter que les cahots de la route ne mettent la pagaille dans le bric à brac que constituait l’intérieur de sa carriole. Il monta ensuite l’escalier avec un espèce de siège court recouvert de cuir, qu’il imbriqua dans un espace à cet effet juste derrière la trappe. Sans cela, le voyage aurait été assez désagréable. Il referma la trappe et repris les rennes du bogo en main, jetant un coup d’œil alentour. Ses petits préparatifs avait laissé le temps à la quasi-totalité des voyageurs et chariots de passer devant, laissant notre petite créature gremlinoïde à l’arrière du convoi, à l'instar des deux observés de tout à l’heure. Altior soupira, et mit en route son bogo d’un mouvement énergique de rênes, entraînant les mouvements mesurés et pesants de l’animal.

La caravane, pesante et cliquetante, était en train de commencer à s’enfoncer dans la campagne démoniaque. Bien loin des tracasseries mentales de la louve le Soldat Démoniaque était rapidement passé à autre chose, il vivait dans l’instant, sans réelle capacité de se projeter dans l’avenir et cela pouvait être déroutant. En effet cela n’était pas un mal en soit, mais il différenciait en ce point de nombreuses personnes, qui souvent par peur du présent se projetaient dans l’avenir, ne trouvant pas le bonheur au jour le jour, ne vivant que dans l’espoir du bonheur futur…Notre monstre de chitine lui n’avait pas ce genre de soucis, il ne se créait pas de projet propre et vivait en servant les projets de ses supérieurs, puissent ils lui apporter nourriture et violence. Alors quand le silence s’était installé entre la Lycanne et le Chitineux et que les caravaniers ordonnèrent la mise en route Ezat n’avait pas cherché à prolonger la conversation.

Docile il avait rapidement prit le chemin des portes, mais le passage était solidement encombré par les caravanes et les cavaliers, si bien que le large Ezat ne put les franchir qu’en fin de convois, avec les derniers gardes. Cela ne l’importuna pas outre mesure, il savait de toute manière qu’il se retrouverait en queue de convois de par son statut de marcheur. Il en profita pour remarquer la petite Lycanthrope, elle aussi en fin de convoi. La caravane serpentait doucement hors de la ville, reptile indolent roulant doucement sa bosse au rythme des roues en bois et des pattes des bêtes. Le spectacle hors de la cité n’appelait pas aux réjouissances, il était inquiétant, sombre, les plaines légèrement vallonnées ne laissait pas apercevoir aux devants une quelconque marque de civilisation. La caravane devrait sans doute avancer rapidement si elle espérait rejoindre la première étape avant la tombée de la nuit…Quelques buissons rachitiques parsemaient le paysage alors qu’un vent violent se mis à souffler, là non plus Ezat ne s’en formula pas, bien trop habitué à ce climat ingrat pour se mettre à grommeler.

Le pas lourd du Soldat démoniaque se fit rapide, presque trottinant, le forçant à de longues enjambées pour se fixer sur le rythme tintinnabulant des caravanes. Il s’était retrouvé, comme prévu en queue de circuit, loin de la tête de la caravane et de ses chauves souries humanoïdes. Il était encadré par deux gardes l’un mâle et l’autre femelle. Ils avaient la même allure l’un et l’autre, si leur corps rappelait celui des hommes le faciès en revanche appelait plus au dégoût qu’à la contemplation. En effet ils étaient dépourvu d’œil humain et possédait à la place un unique outil de vision, une fente jaunâtre leur barrant tout le front, de plus ils n’avaient pas non plus de nez, possédant à la place trois petits trous formant un triangle équilatéral au milieu de leur visage. Ils semblaient aussi se connaître, se côtoyant sûrement plus intimement une fois le service fini. Malheureusement même si ils discutaient sans discrétion il était impossible de comprendre leur langage pour un néophyte non instruit, ce qu’était bien assurément Ezat, car il s’agissait d’un dialecte fort peu usité. Très vite il se laça de tenter de déchiffrer leur langue, bien trop complexe pour lui. Par réflexe, après s’être vaguement intéressé aux mots il s’intéressa à la tenue des deux gardes mercenaires. Il semblait de bonne facture, une armure de cuir mobile, renforcée de métal à certains endroits, une lance à la pointe en fourche, un bouclier hexagonal et une hache à une main sur le flanc du godin pour l’homme et pour la femme la même tenue plus un arc à double courbure dans le dos, une épée courte à la main et le carquois sur le flanc de l’animal.

Une fois sa curiosité satisfaite notre ami se désintéressa des deux gardes, pile au moment où la Lycanthrope s’adressa à lui. Il l’avait presque oublié, aussi il ne compris pas immédiatement que cela s’adressait à lui. Ne voyant de réaction chez aucune autre personne il eut une étincelle de bon sens et se rappela qu’il l’avait « insulté » quelques instants auparavant. Alors avec un retard de quelques dizaines de secondes il eut un léger gloussement, cela ne pouvait que renforcer son apparence et son état de fait d’attardé. Il tenta alors de lui répondre en des termes simples.

« Tu te trouves grande ? J’pense pas… Tu es donc petite… »

CQFD…Tout était blanc ou noir apparemment pour le « Démon » et elle en faisait les frais. Sa logique était stupidement implacable, tout comme à ses yeux le fait qu'elle proteste l'était, il faisait tout de même deux fois sa taille... Ezat trouvait amusant le fait qu’elle tente de répliquer avec autant de maladresse, on aurait presque dit qu’elle maniait moins bien les mots qu’Ezat’Narr, illettré de classe internationale…


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Citation:
Son pire cauchemard venait de se réaliser.. Se retrouver en fin de convoie avec un monstre aussi attardé que baraqué... Bon daccord ce n'était peut-être pas particulièrement son pire cauchemard, mais il fallait être idiot pour que cette situation soit un fantasme.. Non ? Ou bien manquait-elle les dernières tendances en matière de gout pour ce qui était de la Cité des Démons.. Bien qu'elle en doutait encore. Quoi que tant qu'à passer son temps avec un tel intellecte, il fallait toute suite qu'elle se trouve un autre moyen de ne pas s'ennuyer pendant toutes ses heures. La jeune lycanne se mit donc a chercher inconsciamment quelque chose a faire, ou quelqu'un a ennuyer.. Mais sa quête pour son ennuie fut vite remis de côté, car elle ne trouva rien de mieux que d'écouter les deux gardes glousser en une langue qu'elle ne connaissait pas particulièrement, comme elle n'était pas fanatique des démons, elle venait que très rarement ici et ce fut la nostalgie du décor morbide qui la poussa a revenir.. Chose qu'elle n'aurait surement pas dut faire. Un soupire brisa le silence de ses pensées et elle décida de se trouver quelque chose d'autre a faire... Chose qu'elle ne trouva pas facilement.. Mais qu'elle trouva tout de même ! Avec une fierté qu'elle ne se cacha pas. Son regard topaze se leva donc vers le ciel sombre malgré la clairté encore présente du jour, cherchant des yeux des formes dans les nuages. Après un instant, elle ne trouva que quelques lapins, un dragon et un nombre incalculable de nuages sans apparance autre que... Justement de forme nuage. Sa recherche pour le desennuie recommenca donc.. Et elle ne trouva cette fois-ci rien du tout a se mettre sous la dent, ce qui l'irritait atrocement..

Un gloussement ce fit alors entendre. Encore ce son ignoble qui ne représantait rien de plus qu'une preuve de sa stupidité incooyable. Pourtant, ce fut a ce moment même que sa quête prit fin, ou au moins, temporairement, bien qu'elle ne jugeait que facultatif de le remercier pour ce magnifique discours plein d'originalité. Bien que ces paroles l'inspirait a un tel point qu'il serait presque impossible de déterminer, elle se tut un moment par paresse. S'étirant de tout son long avant de répondre avec un tont maussade.

- Merci de la remarque.. Mais je préfère être petite que monstrueusement grand et attardé... Prenez le sans reproche.

Elle rêvait ou elle venait de poser dans une même phrase une qualité et un défaut ? Quoi que si le fait d'être grand en était vraiment une.. Bien sur il y avait certains avantages a dépasser tout le monde d'une tête.. Ou plusieurs dans son cas, mais si c'était pour avoir l'intelecte d'un poisson, elle passait son tour ! Est-ce que tout les soldats de cette cité ressemblait a cela ? Bien qu'elle n'avait presque qu'aucune difficulté a le croire.. Mais il lui semblait étrange que cet bestiole soit un démon.. Soit, elle n'en avait rencontrer que très peu pour connaitre cette race, mais l'évidence était là.. Il n'était surement pas un démon, mais pas du tout. Alors, qu'était-il ? Elle ne savait même pas si lui même le savait. Quoi qu'elle pouvait toujours prendre la chance de lui demander pour briser le bouquant des caravanes...

- Au fait.. Qu'êtes-vous donc ?

Cela sortie si fluidement qu'elle ne s'en rendit presque pas compte sur le moment. Voilà qu'elle voulait entammer la conversation après lui avoir si gentiment envoyer balader plus tôt. C'était humoristique ! Mais il était la seule chose avec laquelle elle pouvait communiquer pendant toutes ces heures.. Alors aussi bien commencer maintenant, quite a ce qu'il essaie de lui arracher la tête.


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MessagePosté le: Lun 26 Jan - 23:28 (2015)    Sujet du message: Publicité

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