La Page devrait bientôt s'afficher... Merci d'attendre!

Pas envie d'attendre ? Cliquez ici !
 

Index du Forum :: Portail :: FAQ :: Rechercher
Rechercher un message Liste des membres Groupes Profil Messages Connexion/Deconnexion Inscription

Eh, Vagabond ... Si tu penses t'installer ici, où si tu veux y réfléchir, commence par aller ici ...
Angel's Fall (Apollyon)

 
Poster un nouveau sujet       etheria Index du Forum -> Archives -> Archives RP
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Cyril Valtiel



Hors ligne



Messages: 121
Inscrit le: 24 Jan 2015

MessagePosté le: Lun 26 Jan - 22:40 (2015)    Sujet du message: Angel's Fall (Apollyon) Répondre en citant

Citation:
Le soleil venait a peine de se coucher, la nuit tombait doucement sur le monde des anges alors que Sayuri se tenait là, debout immobile au centre de cette pièce impersonnelle qu'était sa chambre. Vêtue d'une robe blanche longue , ceintrée en dessous de sa poitrine... cachant a merveille les formes qui commençaient a se voir au niveau de son bas ventre. Voila des mois qu'elle n'avait pas eu de nouvelles de son amant, des mois aussi qu'elle attendait le bon moment pour lui annoncer la nouvelle qui lui rongeait l'esprit depuis trois mois maintenant. Elle avait décidé de passer a l'action ce soir. Tout était calme... il fallait que ca reste comme ca, sinon elle risquait de perdre bien plus que son grade chez les anges. Ho oui bien plus. Sa longue chevelure ramené en queue de cheval descendait doucement caresser ses hanches et le bas de son dos alors que son regard violine était perdu dans le vide. Dans une de ses mains la Conseillère tenait fermement la garde de son épée Aliénation. Elle savait ce qu'elle avait a faire, elle savait aussi que c'était prendre beaucoup de risque surtout a cette période.

Si elle en croyait les rapports de ses espions, Apollyon était devenu Roi des Démons désormais, creusant un peu plus le fossé déjà béant qui les séparaient tout deux. Elle pousa un long soupire imperceptible et ferma les yeux calmement. Il fallait faire le vide dans son esprit, ne visualiser que ce qu'elle voulait. Et ce qu'elle voulait c'était le manoir du démon, là où ils s'étaient retrouvé il y a de cela quelques mois. Elle visualisait bien la chose, le salon, l'odeur des livres sur la bibliothèque, les deux fauteuils et la table basse. Elle souffla légèrement et Aliénation trancha le vide d'un mouvement net et sans hésitations. La brèche lumineuse apparue instantanément, offrant un passage libre vers le salon du démon, a des kilomètres d elà où elle se trouvait. Elle remit Aliénation dans son fourreau, accroché a sa taille et observa un moment la faille devant elle. Est-ce qu'elle faisait bien d'y aller? Est-ce que c'était une bonne idée finalement tout ca? Après tout il était Roi maintenant, il devait avoir des filles a la pelle... et il l'avait sans doutes oubliés depuis le temps maintenant.

Baissant un peu les yeux, elle se mordit légèrement la lèvre avant de faire un pas en avant, puis deux. Et voila, elle sentit se petit frisson caractéristique comme a chaque fois qu'elle passait une faille. Et elle était là... au milieu du salon où elle avait prit le temps de redécouvrir son amant autour d'un verre, le temps d'une trève. Il n'y avait personne ici... il faisait sombre et il fallut quelques seconde avant que sa vue ne s'habitue a l'obscurité des lieux. Elle poussa un léger soupire alors qu'elle observait les lieux.. et la brèche derrière elle se referma doucement pour finalement disparaitre. Infiltration réussit. Elle y était et elle n'était pas repérée. Maintenant il fallait trouver le démon, ce qui promettait d'être une chose des plus compliquées! Ce n'était même pas sur qu'il soit ici, maintenant qu'il était Roi, pourquoi donc viendrait-il ici? Mais elle espérait... on ne sait jamais, après tout c'était encore chez lui, non?

Le plus sur serait de l'attendre ici, bien sagement, le temps qu'il faudrait, peu importe, il fallait qu'elle lui dise. Alors calmement la jeune ange s'assit dans un des fauteuils, sans faire attention au froid qui pouvait envahir les lieux. Elle attendrait... le temps qu'il faut, elle attendrait qu'il revienne.


----------

Citation:
Cela faisait quelques semaines qu’Apollyon Bélial souverain démoniaque nommé par l’ArchiDémon avait accédé au trône. Empereur autoproclamé, marquant par ce titre le début de ses ambitions nouvelles et une nouvelle ère pour les Démons, il entreprenait depuis son accession au pouvoir une réorganisation du pays qu’il dirigeait. Peu à peu les frontières se fermaient, l’armée se remettait en alerte, sur le qui vive, les étrangers n’étaient plus les bienvenues et les rangs démoniaques étaient purifiés des traîtres et des corrompus. La tache était éprouvante, mais le regain d’énergie que lui avait apporté son poste du fait de sa Faim du pouvoir dû à son mal de la Gourmandise lui permettait de mener à bien son entreprise.

Mais si d’habitude il était afféré à la Capitale, obnubilé par ses trames politiques cette nuit là il se trouvait bien loin de la Cité Sombre, il était arrivé dans son manoir du nord ouest du pays quelques heures avant la tombée de la nuit, bien avant que le soleil ne disparaisse derrière les sombres montagnes démoniaques. Là il s’était afféré à descendre tout ses ouvrages de magie à son manoir, il les tenait dans un lieu secret d’une des montagnes, protégé par Âbaseth son serviteur immortel, maître des nuages et des alizés, le terrible rapace gargantuesque. Certains d’entre vous railleront en disant que la tache ne seyait guère à un souverain, mais le Satyre conscient de l’extraordinaire valeur de ces écrits avait tissé une telle toile de sortilège que sa seule présence pouvait désactivé qu’il était obligé de faire le transport des ouvrages lui même. Désormais, ses livres tous au chaud dans sa bibliothèque il n’attendait plus que le lendemain qu’un groupe de soldat vienne prendre ses livres pour les mener à la Forteresse. Apollyon avait souhaité et exigé que tous soient dotés de la capacité de voler pour que le voyage soit des plus rapide et des moins dangereux pour la précieuse marchandise.

En attendant que la nuit passe il se délaissait donc dans ses appartements à l’étage, profitant de la soirée en solitaire, s’offrant ainsi quelques relents de son ermitage quelques siècles auparavant. Il était vêtu d’une armure de cuir rehaussé d’argent et n’avait pour seul bagage son Trident. Il délaissé depuis peu ses habituelles toges noires pour ses déplacements ne les trouvant plus assez sécuritaire, son nouveau poste l’avait rendu encore plus prudent qu’auparavant, la prudence étant un des critères de la survie en politique. Aussi même si le calme de la soirée appelait à la détente il restait méfiant, son nouveau rôle au sein des Démons amenait son lot d’ennemi et de conspiration. Pourtant la maison n’était pas vraiment vide, mis à part Apollyon l’ombre du Satyre rodait dans les environs, veillant à la protection de l’Empereur.

Cependant bientôt une troisième personne vint rejoindre l’immense demeure. Apollyon sentit tout de suite la sensation de picotement caractéristique de lorsqu’une magie puissante se déclenchait non loin de lui. Il bondit alors hors de sa chambre, son Trident en main et s’enfonça dans les méandres des couloirs de son manoir, se dirigeant en premier lieu vers son salon bibliothèque pour vérifier que ses écrits s’y trouvaient toujours. Instinctivement sans y faire attention il faisait crépiter dans l’air de l’électricité en gerbes éphémères, rapidement il engouffra la distance qui le séparait du salon, il était certain que la magie provenait de ce lieu et cela l’inquiétait d’autant plus. Il ouvrit alors les deux battant d’un geste vif prêt à foudroyer n’importe quelle menace dans la pièce. Il fallut un instant à son regard pour apercevoir la silhouette sur un des fauteuils, l’électricité crépita alors entre les mains du Démon, éclairant quelques peu la pièce sans que cela ne soit le but, il ne reconnut pas l’Ange qui était son amante et dit alors d’une voix menaçante.

« Qui oses troubler la quiétude de ces lieux ? Levez vous sans brutalité pour ne pas souffrir les effets de ma magie… »

Harangua-t-il l’inconnue intime en tentant de mieux la distinguer.

_________________

Citation:
Elle essayait de ne pas penser au froid, de ne pas penser a la peur qui l'envahissait peu a peu. Elle avait peur, pas la peine de le nier, elle le sentait. Ce frisson, cette sensation que votre coeur se resserre comme prit dans un étau froid, cette angoisse qui vous glace le sang. Une peur bien différente de celle que l'on ressent sur les champs de batailles, pas de montée d'adrenaline ici, juste un mauvais pressentiment. Sayuri savait depuis le début que ce qu'elle faisait avec Apollyon n'était pas quelque chose de très sain. Une ange avec un démon était déjà quelque chose d'interdit... mais si en plus elle portait son enfant au creux de ses entrailles, ca frôlait l'hérésie! Car c'était bien pour ca qu'elle était ici ce soir, pour annoncer la nouvelle au père de son enfant, annoncer a Apollyon qu'elle portait en elle le fruit de leur union. Dans la plupart des cas, cette annonce est synonime de joie... Elle se souvenait encore du visage raillonant de bonheur quand elle avait annoncé a Diune qu'elle allait mettre au monde leurs fils. L'ange avait été ravi, il criait partout qu'il serait bientot père du plus exceptionnel enfant qu'Asuria ai jamais vu. Sayuri avait bien rit... Mais aujourd'hui c'était différent. Apollyon n'avait rien a voir avec Diune, il n'irait pas crier sur les toit sa fierté de devenir père... il n'en avait surement rien a faire de tout ca. Elle poussa un léger soupire en mettant sa tête en arrière. Qu'elle idée...

Alors qu'elle pensait devoir attendre encore une éternité, elle entendit des pas venir du couloir, quelqu'un approchait. Elle resta assise silencieusement, même quand la grande porte s'ouvrit elle resta impassible. Elle entendit sa voix, elle avait sentit son odeur, pas de doutes possibles c'était bien lui. Elle sourit doucement a sa réplique, il n'avait vraiment pas changé. Elle se leva donc lentement, comme il le lui demandait et se forca a rester immobile, là, a quelques pas de lui. Elle avait envie de lui sauter au cou, de l'embrasser.. après trois mois d'absence c'était trop demander? Non, évidement que non, mais elle savait bien qu'Apollyon n'était pas homme a faire se genre de démonstrations affectives, loin de là. Alors elle s'efforca de rester silencieuse un moment et loin de lui. Au bout d'un moment elle prit enfin la parole, brisant ainsi le mystère de sa personne.

"En voila des façons de m'accueillir..."

Fit-elle d'une voix douce, s'avancant de quelques pas, suffisament pour que les étincelles d'electricité de son amant ne l'éclaire et lui donne la possibilité de la reconnaitre pleinement.

"Apollyon..."

Fit-il en s'inclinant légèrement en signe de salutations. Elle ne savait pas trop comment réagir devant lui, après tout ce temps. Est-ce que leur union n'avait été qu'une bref passade? Est-ce que tout ca avait prit fin aussi vite qu'une étincelle? Pour ne pas se donner de faux espoirs, Sayuri s'y était préparé. Préparée a entendre le démon prononcer des mots qu'elle n'aurait pas souhaité entendre, mais elle n'était pas non plus idiote. Il était Empereur Démoniaque désormais... fricoter avec une ange, amie d'enfance ou pas, ne devait plus être dans ses projets. Et encore moins le fait de fonder une famille, d'ailleurs elle ne se souvenait pas l'avoir entendu une seule fois parler d'enfants. Au final, c'était peut être une mauvaise idée d'être venue ici...

----------

Citation:
Apollyon Bélial, nouveau souverain démoniaque, ne faisait pas parti de ces hommes que l’on impressionnait facilement. Sous son allure décharnée et menaçante on devinait un caractère froid, méticuleux, aux émotions contrôlées à l’extrême où celles superflues avaient disparut et cela était vrai. Le narcissisme, l’égocentrisme et l’égoïsme avait leur place en son esprit, la passion charnelle et l’amour étant relégué dans les tréfonds de son âme, si tenté qu’il en est une bien sûr. Pourtant depuis quelques mois, celui qui avait banni de tels ressentis des millénaires durant semblait voir ces émotions ressurgir, fêlant une chape de glace qu’il croyait immuable.

Et la raison de cet étonnant changement se trouvait là devant lui, Sayuri. Les questions se bousculèrent dans l’esprit du Satyre, déstabilisant un instant le Démon, cela se vit l’espace d’une seconde sur le visage d’Apollyon, son front se plissant, caractérisant une grande surprise. Il faut dire que la surprise était réellement de taille, qui aurait put s’attendre à recevoir son amante en pleine nuit alors qu’elle vivait à l’autre bout du monde, Apollyon eut du mal à en croire ses yeux. Mais bien vite il retrouva une contenance, observant le visage éclairé par son électricité frémissante. Elle n’avait pas changé quoique paraissant soucieuse. Il se pencha dès lors vers elle après avoir franchi les quelques pas qui le séparait d’elle et lui prit la main pour venir lui faire le baise main, effleurant à peine sa peau de velours.

"-Bonsoir..."

Dit il d'une voix grave. Puis il se redressa, sourire aux lèvres, il voulait la mettre en confiance pour qu’elle lui accouche le moindre de ses secrets, surtout il voulait savoir pourquoi elle était là. Toujours sans un mot son bras se leva et l’électricité fusa, venant allumer un lustre suspendu au milieu de la pièce, embrasant le bois qu’il contenait. Enfin il s’adressa à Sayuri.

« -Voilà un peu de lumière qui ne sera pas de trop pour discuter. Quelle sont les motifs de ta venue ma tendre Sayuri ? Ai-je l’honneur de recevoir mon amante ou la Conseillère du Primarque ? »

Puis il marqua un court arrêt avant de reprendre rapidement.

« - Mais je manque décidément à tous mes devoirs, je te presse de questions sans t’inviter à prendre tes aises, je t’invite à t’asseoir ma très chère amie si tu le veux bien. Souhaites tu une collation ou un breuvage quelconque ? »

Lui demanda-t-il en l’accompagnant jusqu’aux sièges avant de se diriger vers le meuble cachant les boissons en son sein.

« -Je ne te cache pas ma surprise de te voir à nouveau en ces lieux. Pour dire vrai je ne m’attendais à recevoir nul invité et tu me prends quelque peu au dépourvu… »

Fit il en ouvrant le placard ouvragé, sortant deux verres d’un cristal pur et s’emparant d’un alcool transparent venant des terres humaines. Après cela il revint vers elle et lui sourit. Malgré ses airs accueillants son esprit fumait de mille hypothèses incongrues quand à sa venue en ces lieux. Il s’imaginait toutes les éventualités, visite de courtoisie, complot, message de l’archange, illusion ou bien même un métamorphe aussi s’attendait il sans le montrer à voir briller l’éclat d’une lame et guettait il les reflets d’un poison. Peut être s’en apercevrait elle si elle le connaissait suffisamment pour le savoir habituellement distant et froid.

_________________

Citation:
Elle aurait cru que le temps c'était arrêté le temps d'une seconde alors qu'elle se tenait là devant son amant. Il n'avait pas changer, comment pourrait-il changer plus que ce qu'il était déjà devenu, impossible. Elle se souvenait de lui dans les moindres détails et elle se surprenait elle même de remarquer qu'elle ne l'avait pas oublier. Trois mois de distance et sa mémoire était toujours aussi bonne. Mais qu'est ce que trois petits mois dans une vie de plusieurs millénaires? Rien sans doute et pourtant pour elle ces trois mois avaient parus être les plus long de toute son existence. Elle en avait rêvé un nombre incalculable de fois, de cet instant, elle avait même imaginé plus d'une fois son amant qui venait la rejoindre entre les draps de son lit... et la désillusion était douloureuse a son réveil, quand elle se rendait compte qu'elle était seule, loin de lui. Elle en avait souffert surtout depuis qu'elle savait qu'un trésor grandissait au creux de ses entrailles, mais elle avait prit sur elle, comme a chaque fois que quelque chose n'allait pas, elle faisait l'effort de ne pas mélanger les affaires personnelles avec son travail. D'ailleurs a son travail aussi ca devenait compliqué. Difficile de donner son avis sur les plans d'attaques de la cité démoniaque quand on entretient une relation sentimentale avec l'Empereur des démons. Difficile de regarder Seigneur Raziel en face quand il vous fait part de sa confiance. Difficile de garder secret l'identité du père de son enfant quand les gens commence a vous poser des questions.

Oui car même si Sayuri était quelqu'un de respecter ca n'empêchait pas les gens de cancaner derrière son dos. Elle avait eu le droit a tout dans les ragots que son assistant avait collecté au hasard des couloirs. Entre la thèse que l'enfant serait de Raziel lui même, celle qu'il serait en fait le fruit d'une union avec un humain et celle que Sayuri aurait fait appelle a la magie noire pour tomber enceinte. Décidément on aura tout entendu. Enfin c'était toujours plus facile de penser ca plutôt que de songer une seule seconde que cette enfant était celui de la Voix de la Genèse et de l'Empereur Démoniaque. Non impensable... Dame Sayuri ne pourrait jamais trahir son peuple de cette façon... pauvres idiots. S'ils savaient... Mais heureux les ignorants comme on dit et il valait mieux ne rien dire, ne serait-ce que pour rester en vie.

Elle ne put s'empêcher de sourire doucement en sentant les lèvres de son aimé effleurer sa main. Elle se sentait bien. Alors que d'autres auraient eu toute les peines du monde a la faire sourire, il n'avait eu besoin que de faire ca, un simple baise main de sa part lui suffisait. Même le voir lui suffisait largement. Elle n'en demandait pas plus, pas pour le moment en tout cas, elle était heureuse comme ca même si pour certaines personnes ca pouvait sembler... irréaliste. Évidemment qu'elle aussi elle aimerait pouvoir se lover dans les bras de son amant chaque jours, vivre a ses côtés et l'épauler au fil des jours... mais pour le moment c'était complètement impossible, il fallait se montrer patient. Quand la lumière apparue, résultat de la magie du démon, Sayuri eut le plaisir de voir chaque traits de son visage. Elle se retenait de ne pas venir se lover au creux de ses bras. Même s'ils étaient ensemble il y avait toujours eu entre eux une sorte de distance intime, comme une douce barrière qui les empêchaient de se sauter dessus comme les autres couples. Sans doute leur age... Et surtout elle savait que si elle s'approchait trop vite de lui il aurait le mauvais réflexe de lui entailler la gorge. Apollyon n'était pas le genre d'homme que l'on surprend... sous peine d'être contraint a manger de la salade pour le restant de ses jours. A chaque rencontre il fallait que Sayuri l'amadoue comme au premier jour, qu'elle le mette en confiance, qu'elle le réconforte avant de pouvoir enfin s'autoriser une quelconque marques de sentiments un peu plus physique.

"Ce n'est que l'amante ce soir... la Conseillère est en congés."

Fit-elle en prenant la direction du fauteuil qu'elle avait quitté quelques secondes plus tot. Elle s'y réinstalla et observa son aimé. Il était surpris elle le voyait bien, et elle aurait volontiers fait autrement pour le voir mais elle n'avait que se moyen là.

"J'en suis navrée. Je n'avais pas d'autres moyens de venir te voir. Plus tôt, je n'en avais pas le courage et plus tard, ca aurait été trop tard."

Fit-elle en reprenant un peu de sérieux. Elle esquissa un léger sourire tout de même pour ne pas trop affoler son compagnon. Elle venait lui annoncer quelque chose de joyeux... même si elle savait pertinament que Apollyon n'est pas du genre a jouer les pères comblés...

"Si j'ai prit des risques ce n'est pas pour rien tu t'en doutes... Je suis venue t'annoncer quelque chose. Une nouvelle qui ne va peut être pas te plaire, qui va nous demander du temps, qui va surtout te demander de la patience... Est-ce que tu crois que ca va aller? Ou bien préfères-tu que j'attende encore un peu..."

----------

Citation:
Le démon prit place sur le fauteuil molletonné de la froide bibliothèque, écoutant la plus belle voix de la Génèse prendre la parole. Il avait disposé les deux verres et le breuvage alcoolisé sur la table basse, si la discussion prêtait aux réjouissances il viendrait bien assez tôt le temps où ils s’alcooliseraient ensemble. Pour le moment le satyre même si il avait d’abord était des plus accueillant, tout du moins dans ses propres critères, se positionnait peu à peu sur la défensive. Voilà que la belle créature aux cheveux roses et à la peau d’albâtre qui lui faisait face le mettait presque en garde, allant, par ses propos, jusqu’à inquiéter le vieil élémentaliste cornu. Même le sourire angélique dont elle s’affubla ne sut taire les inquiétudes d’Apollyon. Leur relation avait elle fuité ? Étaient ils en danger ? Quelle pouvait bien être l’événement qui la berçait d’autant d’embarras. Il se garda bien de dire mot de ses interrogations, ne montrant son impatience et son inquiétude que par son regard perçant et son front plissé, invitant par son silence Sayuri à prendre la parole.

Ce qu’elle fit, mais ses nouvelles paroles semblaient rajouter à l’impatience et la nervosité grandissante du satyre. Elle parlait de risques et de mauvaises nouvelles, chaque mot était un nouveau nuage à l’horizon, comme les prémisses d’un orage inévitable. Apollyon s’attendait maintenant au pire, mais il la laissa finir sans l’interrompre. Lorsqu’elle eut fini sa tirade préventive le satyre porta ses doigts de glace à son front, comme si la fraîcheur de ce contact l’apaisait, elle avait éveillé sa curiosité, mais aussi son agacement, Apollyon était un homme patient, mais il n’aimait guère que l’on tourne autour du pot, cela lui faisait redouter le pire, le rendait plus méfiant et plus anxieux. Avec tant de précaution il avait la désagréable impression que Sayuri le croyait de porcelaine alors qu’elle faisait cela pour éviter qu’il ne s’emporte. Le ton que prit l’empereur fut alors plus sec qu’auparavant et même si il n’était pas agressif il avait perdu de sa chaleur.

« Allons Sayuri, j’ai pût patienté des millénaires sans te voir et j’ai passé ma vie à attendre mon heure, je crois avoir la patience nécessaire pour affronter tes paroles et les nouvelles qu‘elles porteront, aussi atroces soient-elles ! Quand à attendre plus je ne pense pas que tu aurais fait tout ce chemin si ce que tu as à me dire ne portait pas le sceau de l’urgence.. Alors je t’en pries parle sans crainte, je ne suis ni ton bourreau ni ton juge. »

Finit il en fouettant l’air d’un revers rapide de son autre main gravée de runes, comme pour balayer toute attente supplémentaire. Ses propos étaient sans équivoque, il ne voulait pas attendre plus, trop curieux de connaître la nouvelle qui la mettait dans un tel état, sans se douter que celle-ci pourrait bien lui faire à lui aussi un choc immense. Qui pourrait alors prévoir sa réaction, jamais il n’avait été confronté à une telle nouvelle, les affres de la paternité lui étaient inconnus, même ceux des sentiments lui étaient encore obscures.


Il fallait le comprendre, Ange noble et calculateur d’abord, Être solitaire durant des milliers d’années ensuite, et Empereur démoniaque pernicieux et manipulateur désormais, un seul trait commun semblait unir ses vies, l’ambition. C’était elle qui l’avait préservé tant de temps des sentiments et des émotions. Jamais il n’avait connu d’autres choses que les balbutiements d’une famille ou d’amis. Il ne s’en plaignait pas, bien au contraire, cela l’avait sans doute préservé de bien des trahisons. Mais aujourd’hui il avançait à l’aveugle, dans une dimension nouvelle de la vie que lui faisait découvrir Sayuri. Il espérait sincèrement pouvoir garder le contrôle des choses et des événements, être maître de la situation. Mais il se trompait au plus haut point, la situation de ce soir le lui montrait bien et le lui montrerait encore plus par la suite sans doute.

Encore plein des illusions de son contrôle le satyre patientait, attendant le moment où les lèvres de son interlocutrice s’ouvriraient pour lui annoncer cette fameuse nouvelle qui se faisait désirer.

_________________

Citation:
Et bien voila que le moment était venu et maintenant qu'elle se retrouvait devant lui elle ne savait plus très bien par où commencer. Pourtant elle avait bien répété son texte, combien de fois s'était-elle entrainé seule dans sa chambre a ce moment fatidique? Il y a encore quelques heures elle se tenait debout devant son grand miroir et elle avait imaginé la scène une bon milliers de fois, elle avait parlé avec assurance, elle avait su garder son calme devant son reflet. Mais le reflet d'aujourd'hui n'était plus du tout le même. Apollyon était bien là en face d'elle et il attendait et elle ne pouvait plus reculer. Elle aurait pu lui mentir pourtant, elle aurait pu trouver une excuse, une échappatoire et garder le secret pour elle seule mais il avait le droit de savoir. Après tout c'était lui le père de ce petit être qui grandissait au creux de ses entrailles, c'était son sang mélé a celui e l'ange qui grandissait dans son ventre depuis trois mois déjà. En cette nuit elle bénissait l'obscurité de la salle, la pénombre cachant ses formes discrètes que le démon aurait tout de suite remarqué, lui qui connaissait si bien le corps de son amante pour l'avoir découvert sous les moindres recoins.

Elle sourit doucement en entendant le démon prendre la parole. Allons, voila qu'il commençait a s'énerver maintenant. Son sourire se fit doux et rassurant, s'excusant silencieusement du regard de faire autant de ronds de jambes mais il ne s'agissait pas d'un banal secret, d'une banale nouvelle qui ne concernait que deux êtres, ca aurait beaucoup plus simple! Là ca concernait trois personnes, dont une qui ne pouvait pas encore exprimer son avis et dont l'avenir reposait entièrement sur les décisions des deux autres. Sayuri avait eu beau avoir un peuple sous sa protection, la vie qu'elle portait en elle était tellement plus importante. Elle n'avait pas le droit a l'erreur, il fallait que Apollyon soit dans une bonne condition mentale, pas énerver ou agacé. Aussi inclina-t-elle la tête en signe d'excuses avant de relever les yeux vers lui, plongeant son regard turquoise dans celui du démon, ses lèvres roses toujours étirées en un léger sourire, réclamant silencieusement un baiser. Mais ce n'était vraiment pas le moment.

Pour le moment la seule chose que ce demandait la jeune femme c'était comment l'annoncer au futur père et surtout comment allait-il réagir? Elle avait pensé a tout, s'il le prenait bien, elle serait surement bien obligée de quitter le royaume d'Asuria pour rester a ses côtés... même si elle ressentait une pointe au coeur a cette idée... S'il le prenait mal, elle n'aurait pas le choix, elle abandonnerait tout sentiment pour lui. Ca ne se ferait pas sans mal... mais ca serait nécessaire. Elle garderait l'enfant, elle le ferait passé pour le fruit d'une aventure avec un autre ange et laisserait faire les ragots. Elle était forte, elle l'avait prouvé plus d'une fois, elle avait le coeur solide comme la pierre, mais toujours capable d'agir pour le mieux, même si les pertes étaient énormes et lui vrillait l'âme... elle le ferait. Mais elle espérait sincèrement qu'Apollyon allait accepter la nouvelle.. prendre ses responsabilité. S'il n'y avait pas eu tout ca, cette guerre, ils seraient encore ensemble a Asuria et c'est avec lui qu'elle se serait marié, et pas avec Diune. Finalement elle prit une légère inspiration, elle avait l'apparence d'une jeune femme sur d'elle, déterminée et confiante. Mais a l'intérieur c'était tout le contraire? Elle était complètement perdue, elle menaçait de s'effondrer sous le moindre souffle. Son coeur battait la chamade, tellement fort qu'elle avait l'impression qu'il résonnait dans sa poitrine et que chaque battement se répercutait sur les murs de la bibliothèque.

"Dans ce cas..."

Fit-elle en s'installant correctement dans le fauteuil, soutenant le regard du démon pour lui prouver qu'elle ne mentait pas, et qu'elle était sur de ce qu'elle disait.

"Apollyon.. je... je suis .. enceinte! J'attends un enfant de toi..."

Voila... ca y est c'était dit. Et la boule qui se formait maintenant dans sa gorge montrait bien a quel point l'intuition de la belle ange était mauvaise. Elle garda ensuite le silence attendant de voir la réactionde son amant. Elle resta assise, soutenant son regard du sien qui avait changé de couleur, du turquoise il avait viré au violet intense.

----------

Citation:
Sayuri esquissa un sourire lorsqu’elle se rendit compte de l’inquiétude de son amant, pas un sourire moqueur non, plus un sourire compréhensif ou inquiet. Ses lèvres roses et finement dessinées appelaient sans cesse aux baisers, son visage de nymphe semblait quémandait les caresses tout comme son corps paraissait être l’autel de mille et une douce intention, pourtant Apollyon ne voyait plus cela en cet instant, il attendait la nouvelle presque comme le condamné attend la hache de son bourreau. Il était suspendu à ces lèvres parfaites et inconsciemment était légèrement apaisé par ce sourire. Un apaisement salvateur avant qu’elle ne prenne la parole pour lui annoncer d’une voix plus qu’hésitante:

« Apollyon.. je... je suis .. enceinte! J'attends un enfant de toi... »

Elle avait fiché son regard dans celui du démon, soutenant sans faillir le poids de ses yeux verrons, prouvant par ce geste anodin la véracité de ses propos. Le satyre sembla rester de marbre, ne laissant rien transparaître de son désarroi. Pourtant comment expliquer l’effet d’une telle nouvelle; Apollyon s’était figé dès qu’il avait pris conscience de l’importance de ces quelques mots, il venait là de recevoir l’information comme un souffle, une immense bourrasque, qui l’avait rendu muet de stupeur. Pour l’une des premières fois de sa vie il ne s’avait que dire, il ne savait comment réagir. C’était là une claque, une gifle d’une puissance phénoménale, la situation lui échappait, d’un coup, en un instant. Il se sentait perdre pied, tombant dans le vide. Quel sot il avait été de croire pouvoir planifier leur relation.

Soudain il se rendit compte qu’elle semblait attendre une réaction. Il était incapable de dire si il avait perdu pied un instant ou une heure, mais aussi rapidement qu’il s’était perdu dans ses pensées il en ressortit. Il se leva alors, la mine impassible et se dirigea vers une fenêtre non loin. Silencieux, il commença à contempler l’obscurité par delà les carreaux crasseux et les barreaux rouillés de la demeure. Il resta ainsi un moment, s’attrapant les mains dans le dos, cette distance qu’il venait de mettre entre l’ange et le démon lui permettait de rester calme, de prendre du recul et de garder pieds, ou plutôt sabots, sur terre. Puis enfin, après d’interminables secondes il reprit la parole, son timbre était froid et grave, comme celui qu’il prenait lors de ses interventions officielles ou en séance avec le consulat.

« La chose est bien surprenante Sayuri, cependant je ne saurais mettre ta parole en doute. Puis-je te demander depuis quand tu es enceinte ?»

Apollyon marqua alors une pause pour lui laisser le temps de répondre et pour se laisser le temps d'assimiler les derniers évênements, puis il soupira. Le satyre était plus calme, pas d’excès de fureur, pas de crises de violences, comme à son habitude il restait froid et se murait de distance pour rester debout face aux tempêtes de la vie, aussi diverses et surprenantes soient elles. Il reprit la parole, du même ton glacial sans être corrosif.

« Je me doute que tu espérais une réaction joyeuse de ma part et je m’excuse de ne pas pouvoir te l’offrir, cependant comprend moi, l’évènement serait heureux si nous n’étions pas dans nos situations respectives… Mais tu es Conseillère du Primarque et je suis souverain des démons, nous voilà devant une bien pénible situation...»

Était il sincère ? Seul lui le savait, en tout cas son ton s’était peu à peu réchauffé au fil des mots, comme si il parvenait enfin à se reprendre. Un Empereur se devait de ne pas se répandre en colère brutale et inutile après tout, le sort était déjà jeté. Il fit volte face, quittant la vitre du regard, le posant à nouveau sur son amante, la future mère de son enfant, attendant sa réponse.

_________________

Citation:
Les mots étaient sortis et le fardeau était déposé, il n'y avait plus qu'a attendre, maintenant la balle était dans le camp du démon. Sayuri garda le silence, longtemps.. aussi longtemps qu'Appolyon en fait. Elle le fixait toujours mais elle se doutait que son amour n'était pas aussi calme qu'il y parraissait. Elle le connaissait bien maintenant, elle se doutait que son esprit devait s'embrouiller petit a petit, qu'il devait chercher une solution qui n'existait pas... et elle savait aussi qu'il n'allait sauter de joie et fondre en larme devant la nouvelle. Il n'était pas aussi expressif que Diune l'était... et il ne serait pas heureux d'être père non plus. Elle avait bien évidemment prit en compte l'éventualité d'élever son enfant seule... même si c'était dur a admettre après tout pourquoi pas, elle ne pouvait pas obligé Apollyon a choisir entre sa famille et sa soif de pouvoir... face a ca elle ne gagnerait jamais.

Finalement le démon se releva et Sayuri resta assise doucement le suivant du regard sans rien dire. Elle se préparait juste a écourter un peu son séjour. Ca faisait bien longtemps qu'elle ne l'avait pas revue.. elle aurait espérer des retrouvailles plus romantiques ou a défaut quelque chose de plus chaleureux. Mais au lieu de ca... Apollyon ne trouva rien de mieux a faire que de prendre une voix de diplomate. Est-ce qu'il la prendrait pour une foule en manque de d'attention? Ou pour une petite fille qu'il fallait gronder avec tact? Elle garda les lèvres closes et le visage neutre se contentant de l'écouter sans rien dire, même si son corps commençait a bouillonnait. Elle répondit a sa question d'une voix tranchante et vive.

"Trois mois..."

Fit-elle simplement sans donner plus d'explications a cela alors que son amant continuait sa tirade. Elle n'avait pas besoin qu'il le lui dise, la situation était délicate, bien plus ca même elle était presque déséspérée.. mais elle était ainsi et elle ne pouvait pas être autrement. Ils connaissaient les risques tout deux, ils savaient dès le débuts que ca ne serait pas facile. Mais Sayuri savait aussi qu'elle aimait Apollyon plus que de raison, qu'elle était prête a faire certaines concession pour lui, au nom de son amour, pour le lui prouver! Et quelle belle preuve elle venait de lui donner là en acceptant de porter dans son ventre le fruit de leur union impie. Alors elle ne fit pas attention a ses paroles, attendant qu'il ai finit pour enfin se lever de son fauteuil et lui faire face, même si elle gardait une certaine distance.

"Pénible dis -tu? Moi je voyais ca comme une opportunité... il faut croire que nos avis divergent une fois de plus. Mais soit... l'amour que je te porte et l'enfant que je te donne ne sont de toutes evidence pas de taille a lutter contre le pouvoir que t'apporte le trône, n'est ce pas? ..."

Fit-elle en le fixant avant de sourire un peu, déviant le regard pour observer le sol.

"Je le ferais passer pour l'enfant d'un autre dans ce cas... je l'élèverais seule. Toi ici.. et moi la bas. Ca me fera un souvenir de ce que nous avons pu vivre... si c'est là ce que tu attends."


----------

Citation:
Apollyon l’écouta en serrant les mâchoires, il ne pouvait pas se permettre de s’énerver, la colère ne lui seyait que rarement et il valait mieux les lui éviter pour son entourage. L’heure était à la conciliation et non aux pulsions colériques, alors il soutint son regard pénétrant, l’écoutant sans ciller, ni broncher. Ce n’était pas là une énième provocation, bien au contraire, son esprit fonctionnait à plein régime pour trier les opportunités qui s’offraient à lui et tenter de choisir la meilleure. Il se devait de l’avouer, les idées les plus atroces lui traversèrent l’esprit, de l’assassinat pur et simple, à l’enlèvement plus complexe avant qu’il n’en choisisse une tierce. Enfin après un court silence après la sinistre proposition de l’ange il reprit la parole et tentant de l’apaiser en lui signifiant posément de se calmer d’un geste lent des mains.

« Ne vas tu pas trop vite en besogne Sayuri… La nouvelle me désarçonne et effectivement me place devant une situation que j’ai qualifié de pénible, car elle est improbable et, j’espère que tu le reconnaîtras au moins, elle intervient alors que nos peuples n’avance pas main dans la main… Cependant je n’entends pas vous abandonner toi et l’enfant… Il est autant mien qu’il sera tien et je souhaite qu’il soit notre lorsqu‘il viendra au monde et non pas orphelin de père ou de mère…»

Fit il en se rapprochant peu à peu pour chercher à la prendre dans ses bras si elle l’y autorisait. Il ne réagit volontairement pas à ses allégations quand à son appétit de pouvoir, les ignorant car le sujet était explosif.

« J’espère que tu as bravé la période où tu doutais de mes sentiments pour toi, car ils sont après cette nouvelle plus fort que jamais… Tu parlais à l’instant d’opportunité, j’en vois moi-même une avec ce tournant dans nos vies, reste à voir si nous partageons la même vision des choses… »

Finit il en venant lui redresser le menton pour qu’elle le regarde, il cherchait à la sonder, à comprendre ses intentions, comment souhaitait elle qu’il réagisse en venant lui apprendre la nouvelle, quelle solution avait elle à lui proposer, que pensait elle en ce moment, etc…. Le satyre espérait avec sincérité que ses paroles avaient pût être porteuse de réconfort et d’apaisement pour l’ange plurimillénaire et la vie qu’elle portait en son sein. Apollyon souhaitait réellement prendre part à cette aventure et ne laisserait pas sa compagne seule face à une telle charge, aussi heureuse fut elle. Cependant la voix de la Genèse venait d’ouvrir une plaie sourde en parlant de l’attirance d’Apollyon pour le pouvoir. En effet si celui-ci l’assumait il n’aimait pas qu’on lui fasse des reproches à propos de son plus gros vice, l’ambition. L’empereur se dominait, le sujet étant sensible , jugeant la situation inopportune pour pousser une colère aussi injustifiée qu’égoïste.

Sayuri avait raison, il y avait avec cet enfant une formidable opportunité pour les deux amants de se rapprocher. C’était là une occasion pour qu’ils franchissent le pas de vivre l’un avec l’autre malgré leurs races antagonistes. L’un des deux amants devrait cependant consentir à quitter son confort pour rejoindre l’élu de son cœur. Apollyon serait il prêt à consentir à cela ? Rien n’était moins sûr. Chez les anges son nom était maudit, surtout depuis son avènement au trône, une immense insulte pour la nation angélique que de voir un renégat reprendre les rênes des Démons, comme ouvrant de nouveau la plaie du souvenir des Déchus dont le satyre était l’un des derniers représentants, rejoindre Sayuri relevait presque du suicide. Sayuri serait prête à un tel sacrifice ? À entrer sur les voix de la corruption pour son amant ? À braver les risques de venir le rejoindre dans la forteresse ? Prête à vivre avec lui pour l’éternité ? C’était à elle de lui dire. Là aussi le sujet promettait d’être sensible. Encore faudrait il qu’elle réagisse positivement à ses tirades précédentes…Tout allait se jouer en une soirée, soirée qui promettait déjà d’être longue.


Revenir en haut
Publicité








MessagePosté le: Lun 26 Jan - 22:40 (2015)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Angel's Fall (Apollyon)'); return false;">     Email this topic to a friend-->

Montrer les messages depuis:   

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    etheria Index du Forum -> Archives -> Archives RP Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

Voici les logos des Partenaires des Comptines d'Eckmül Votre logo ici ? Cliquez !
Si vous trouvez que le cadre du forum est trop petit, maintenez la touche Ctrl enfoncée puis avancez avec la molette de votre souris .
Les illustrations et textes présentés sur ce site sont ©. Ils sont exposés pour promouvoir le travail des auteurs. Tous les documents présentés sont l'exclusive propriété de leurs auteurs, éditeurs, ayant-droits et autres titulaires de droits divers. Je m'engage à retirer tout document litigieux sur simple demande de la part des personnes mentionnées ci-avant. © MC PRODUCTIONS / ARLESTON / TARQUIN / MOURIER / NIEUDAN
Cliquez ici pour voir les crédits complets.

Powered by phpBB © 2001, 2017 The phpBB Group
Themed by aallixSilver © 2002 aallix.com. (All rights reserved.) and Rebuilded by RenArt .
Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation | Contacter Webmestre Traduction par : phpBB-fr.com